ROMAN
Pendant que les gratte-ciel jaillissent à l’horizon et que les métros creusent d’immenses galeries souterraines, ils rêvent, le regard tourné vers les étoiles. Ils vivent une vie parallèle, rythmée, rapide, brutale, tantôt extrêmement joyeuse tantôt incroyablement triste. Ils sont poètes, rockers, amoureux. Ils ne dorment jamais, boivent trop, courent à en perdre haleine sur des trottoirs déserts. Parmi eux, Feng Lei, garçon sauvage revenu à Pékin malgré les cicatrices du passé, Sam, la plus jolie fille des nuits électriques, et Xiaopo, sosie de Mao devenu chauffeur de taxi. Pour échapper aux fantômes, il faudra aller vite et ne pas avoir peur. C’est une histoire qui se passe aujourd’hui, en Chine. L’histoire de la nouvelle jeunesse.
"Relire la Révolution" de Jean-Claude Milner
On recommence de s’interroger sur la révolution. Le vocable vient du passé, mais il est temps de le ressaisir à la lumière du présent. Impossible de ne pas commencer par la Révolution française. Impossible de ne pas continuer par la révolution soviétique et la révolution chinoise. Sauf qu’il faut bien réveiller les somnambules?: si elles sont des révolutions, alors la Révolution française n’en est pas une. Si la Révolution française est une révolution, alors elles n’en sont pas. Car les droits de l’homme existent, ce sont les droits du corps parlant. La Terreur aussi a eu lieu. Pour opposées que soient ces deux mémoires, chacune permet d’interpréter l’autre. La Révolution française se situe à leur intersection. De ce fait, elle a approché le réel de la politique. À quoi les autres ont substitué la grise réalité de la prise de pouvoir. Ce que nous voyons du XXIe siècle permet de redéfinir les droits du corps, la révolution, relue, permet de comprendre ce qu’il nous est permis d’espérer.
"Sauve qui peut (la révolution)" de Thierry Froger
Juin 1988. En vue des festivités commémoratives de l’année suivante, la très officielle Mission du Bicentenaire de la Révolution française du ministère de la Culture contacte Jean-Luc Godard pour lui proposer de réfléchir à un film autour de 1789. Roman fleuve, roman cascade, Sauve qui peut (la révolution) raconte le travail buissonnier de JLG sur ce projet de plus en plus improbable, qu’il intitule bientôt Quatre-vingt-treize et demi.
C’est l’occasion pour le cinéaste de renouer avec l’ami Jacques, perdu de vue depuis leurs communes années Mao, devenu entre-temps historien, opportunément spécialiste de la période. Sous prétexte de consultations pseudo-scientifiques, le dialogue reprend entre les deux hommes...
"Brève histoire de sept meurtres" de Marlon James
Kingston, 3 décembre 1976. Deux jours avant un concert en faveur de la paix organisé par le parti au pouvoir, dans un climat d'extrême tension politique, sept hommes armés font irruption au domicile de Bob Marley. Le chanteur est touché à la poitrine et au bras. Pourtant, à la date prévue, il réunit 80 000 personnes lors d'un concert historiqueConstruit comme une vaste fresque épique abritant plusieurs voix et des dizaines de personnages, ce livre monumental, couronné par le Man Booker Prize 2015, nous entraîne en Jamaïque et aux États-Unis, des années 1970 à nos jours. Convoquant hommes politiques, journalistes, agents de la CIA, barons de la drogue et membres de gangs, il s'interroge avec force sur les éternelles questions du pouvoir, de l'argent, de la politique et de la violence du monde.
"Rien que des mots" d'Adeline Fleury
Dans un avenir qui ressemble à notre futur proche, Adèle a décidé de tenir son fils Nino éloigné de la lecture. Privée dans son enfance de la tendresse d’un père écrivain accaparé par son oeuvre, elle fera tout pour éviter un tel sort à son fils. Pour qu’il reste dans la vraie vie, pour l’empêcher d’être tenté par la grande aventure de l’écriture, elle proscrira autour de lui la présence des livres. Elle les brûlera, elle va jusqu’à nier leur existence. Mais l’enfance est têtue et tous les silences ne peuvent rien contre sa curiosité...
"Ada" d'Antoine Bello
Frank Logan, policier dans la Silicon Valley, est chargé d'une affaire un peu particulière : une intelligence artificielle révolutionnaire, a disparu de la salle hermétique où elle était enfermée. Baptisé Ada, ce programme informatique a été conçu par la société Turing Corp. pour écrire des romans à l'eau de rose. Ada parle, blague, détecte les émotions, donne son avis et se pique de décrocher un jour le Prix Pulitzer. On ne l'arrête pas avec des contrôles de police et des appels à témoin. En proie aux pressions de sa supérieure et des actionnaires de Turing, Frank mène l'enquête à son rythme. Ce qu'il découvre sur les pouvoirs et les dangers de la technologie l'ébranle, au point qu'il se demande s'il est vraiment souhaitable de retrouver Ada…
"Continuer" de Laurent Mauvignier
Sibylle, à qui la jeunesse promettait un avenir brillant, a vu sa vie se défaire sous ses yeux. Comment en est-elle arrivée là ? Comment a-t-elle pu laisser passer sa vie sans elle ? Si elle pense avoir tout raté jusqu'à aujourd'hui, elle est décidée à empêcher son fils, Samuel, de sombrer sans rien tenter. Elle a ce projet fou de partir plusieurs mois avec lui à cheval dans les montagnes du Kirghizistan, afin de sauver ce fils qu'elle perd chaque jour davantage, et pour retrouver, peut-être, le fil de sa propre histoire.
"La faim blanche" d'Aki Ollikainen
1867. Une terrible famine dévaste la Finlande. Malgré l'hiver glacial, Marja n'a d'autre solution que de prendre la route avec ses deux jeunes enfants, abandonnant sa ferme et son mari, au seuil de la mort. Elle ira à Saint-Pétersbourg, dans l'espoir d'un sort meilleur. Et ils sont nombreux à se diriger vers le sud, cohortes de paysans errants désespérés mais résolus à survivre. Sur la route, elle rencontre Ruuni, un jeune garçon qui lui semble digne de confiance. Mais face à un tel dénuement pourra-t-il leur venir en aide ? En butte à la méfiance, l'égoïsme et la haine, une lutte de chaque instant s'engage où le vivant tourne au spectre et le climat extrême à l'angoisse pure.
"Comment Baptiste est mort" d'Alain Blottiére
Enlevé dans le désert par un groupe de djihadistes avec ses parents et ses frères, Baptiste, après plusieurs semaines de captivité, est le seul à être libéré. Ponctué d’hésitations, de silences, son débriefing laisse apparaître des zones d’ombre, des secrets qu’il tient à garder. Le garçon semble aussi avoir perdu la mémoire d’événements importants. Peu à peu, néanmoins, se révèle l’histoire extraordinaire et cruelle de celui à qui ses ravisseurs ont donné le nom d’un renard du désert Yumaï.
"Les nouvelles enquêtes de Monsieur Proust" de Pierre-Yves Leprince
"J'avais attendu trois mois avant de revoir Monsieur Proust, une domestique me fit entrer dans une salle à manger funéraire en me disant : "Attends Monsieur ici, ne t'assoye pas, touche à rien." On me laissa debout sans refermer la porte, pour me surveiller au cas où je déroberais quelque chose, un meuble sous ma veste, des tableaux dans mes poches, la suspension dans mon chapeau ? Il ne fallait pas se faire d'illusions sur les amitiés impossibles et les abîmes entre les classes de la société. Je tremblais de rage et d'humiliation, je m'assis sur une chaise trop haute pour moi, une voix joyeuse retentit. Cher Noël, venez embrasser votre parrain de Versailles et ne rougissez pas !... Ce jeune homme est timide, vous avez bien fait, Céline, de le forcer à s'asseoir, je le considère comme un filleul véritable. Il m'a rendu de grands services, il est déjà un détective de grand talent, il ira loin, je vous le dis... Il croyait en la force des mots, la multiplication et l'intensité de l'adjectif "grand" ne me haussa peut-être pas dans l'esprit de ses domestiques, du moins fus-je rassuré, l'affection d'autrefois était toujours là".
"Le messie du Darfour" d'Abdelaziz Baraka Sakin
"C'était la seule à Nyala et sans doute même dans tout le Soudan à s'appeler Abderahman." Avec son prénom d'homme et sa cicatrice à la joue, terrible signe de beauté, Abderahman eàt la fille de fortune de tante Kharifiyya, sans enfant et le coeur grand, qui l'a recueillie en lui demandant de ne plus jamais parler de la guerre. De la guerre, pourtant, Abderahman sait tout, absolument tout. C'est un jour de marché qu'elle rencontre Shikiri, enrôlé de force dans l'armée avec son ami Ibrahim. Ni une, ni deux, Abderahman en fait joyeusement son mari. Et lui demande de l'aider à se venger des terribles milices janjawids en en tuant au moins dix. Formidable épopée d'une amazone de circonstance dans un monde en plein chaos, le Messie du Darfour est une histoire d'aventure et de guerre, une histoire d'amitié et de vengeance qui donne la part belle à l'humour et à la magie du roman.
"Chanson douce" de Leïla Slimani
Lorsque Myriam, mère de deux jeunes enfants, décide malgré les réticences de son mari de reprendre son activité au sein d'un cabinet d'avocats, le couple se met à la recherche d'une nounou. Après un casting sévère, ils engagent Louise, qui conquiert très vite l'affection des enfants et occupe progressivement une place centrale dans le foyer. Peu à peu le piège de la dépendance mutuelle va se refermer, jusqu'au drame.
"Poupe" de François Cérésa
Poupe, le père du narrateur, est mort. Avec tristesse et affection, ce récit évoque le caractère et la personnalité de cet homme, les étapes de sa vie et la relation qu'il nouait avec ses proches. Un roman d'amour filial.
"Giboulées de soleil"' de Lenka Hornàkovà-Civade
Elles s'appellent Magdalena, Libuse, Eva. Elles sont belles, elles sont Tchèques et partagent le même destin : de mère en fille, elles naissent de père inconnu. De cette malédiction elles vont faire une distinction. Chacune a sa façon, selon sa personnalité, ses rêves, ses lubies et l'époque. Car leur vie, qu'elles voudraient simplement fière et libre, se transforme en saga dans ce pays bousculé par l'Histoire. Magdalena connaîtra l'annexion nazie, Libuse les années camarades et Eva la fin de l'hégémonie soviétique. Ingénieuses, modestes et décidées, les trois femmes s'adaptent au changement et défient l'opinion tête haute.
"L'éveil" de Line Papin
« Je dois y retourner, c'est insupportable de le savoir ici, lui qui marche et vit non loin. Non, il ne s'agit pas encore de l'éveil, du vrai, c'est mon attention seule qu'il éveille pour l'instant, et c'est en dessous, plus loin, que nous allons éclore et tomber et rouler. Je suis à l'orée de l'éveil. »La scène est à Hanoi, au Vietnam, dans les ruelles surchauffées. Cela se passe aujourd'hui, mais ce pourrait être il y a longtemps. C'est une histoire d'amour, dont les personnages sont deux garçons et deux filles, dont les voix s'entrechoquent. C'est une histoire d'amour, douloureuse et sensuelle, où les héroïnes ne font que traverser le tumulte de la ville, et se cachent dans l'ombre protectrice des chambres.
"Cannibales" de Régis Jauffret
Noémie est une artiste peintre de vingt-quatre ans. Elle vient de rompre avec Geoffrey, un architecte de près de trente ans son aîné avec qui elle a eu une liaison de quelques mois. Le roman débute par un courrier d’elle adressé à la mère de cet homme pour s’excuser d’avoir rompu. Un courrier postal plutôt qu’un courrier numérique qu’elle craindrait de voir piraté. Une correspondance se développe entre les deux femmes qui finissent par nouer des liens diaboliques et projeter de dévorer Geoffrey. Les deux femmes sont des amoureuses passionnées. La vieille dame a donné à son fils le prénom du seul homme qu’elle ait jamais aimé, mort accidentellement avant son mariage. Noémie est une « collectionneuse d’histoires d’amour », toujours à la recherche de l’idéal tandis que Geoffrey s’efforce sans succès d’oublier cette amante qu’il a adorée. Un sauvage roman d’amour.
"Fils du feu" de Guy Boley
Nés sous les feux de la forge où s'attèle leur père, ils étaient Fils du feu, donc fils de roi, destinés à briller. Mais l'un des deux frères décède précocement et laisse derrière lui des parents endeuillés et un frère orphelin. Face à la peine, chacun s'invente sa parade : si le père s'efface dans les vagues de l'ivresse, la mère choisit de faire comme si rien ne s'était passé. Et comment interdire à sa mère de dresser le couvert d'un fantôme rêvé ou de border chaque nuit un lit depuis longtemps vidé ? Pourquoi ne pas plutôt entrer dans cette danse où la gaité renait ? Une fois devenu adulte et peintre confirmé, le narrateur, fils du feu survivant, retrouvera la paix dans les tableaux qu'il crée et raconte à présent. Ainsi nous dévoile-t-il son enfance passée dans une France qu'on croirait de légende, où les hommes forgent encore, les grands-mères dépiautent les grenouilles comme les singes les bananes, et les mères en deuil, pour effacer la mort, prétendent que leurs fils perdus continuent d'exister.Dans une langue splendide, Guy Boley signe ainsi un premier roman stupéfiant de talent et de justesse.
"Crue" de Philippe Forest
Marqué par un deuil déjà ancien, un homme décide de revenir dans la ville où il est né et où il a autrefois vécu. Tout a changé. Pourtant, petit à petit, les mêmes fantômes fidèles s’en retournent vers lui sous les apparences étranges et familières qu’ils ont désormais revêtues. Dans le quartier où il s’est installé, de grands travaux sont en cours. Les immeubles en passe d’être démolis voisinent avec les constructions nouvelles. Autour de l’homme qui raconte son histoire, les signes se multiplient. La demeure où il a élu domicile lui semble comme une maison hantée perdue au beau milieu d’un vaste terrain vague. Il y fait la connaissance d’une femme et d’un homme dont il finit par s’imaginer qu’ils détiennent peut-être la clef du mystère qui les entoure...
"Règne animal" de Jean-Baptiste Del Amo
Ce livre retrace, du début à la fin du vingtième siècle, l’histoire d’une exploitation familiale vouée à devenir un élevage porcin. Dans cet environnement dominé par l’omniprésence des animaux, cinq générations traversent le cataclysme d’une guerre, les désastres économiques et le surgissement de la violence industrielle, reflet d’une violence ancestrale. Seuls territoires d’enchantement, l'enfance - celle d’Éléonore, la matriarche, celle de Jérôme, le dernier de la lignée - et l’incorruptible liberté des bêtes parviendront-elles à former un rempart contre la folie des hommes ? Règne animal est un grand roman sur la dérive d’une humanité acharnée à dominer la nature, et qui dans ce combat sans pitié révèle toute sa sauvagerie - et toute sa misère.
"Babylone" de Yasmina Reza
Babylone donne la parole à une narratrice qui ressemble quelque peu à l’auteur. Ingénieure à l’institut Pasteur, la cinquantaine, elle se montre désabusée face à ses élevages de moustiques. Mais tout bascule véritablement lorsqu’elle organise une petite fête en l’honneur du printemps.
Si la soirée se déroule bien, un peu plus tard dans la nuit, l’un des invités revient la voir car il a besoin de son aide, ayant fait, une grosse bêtise. Alors, faut-il couvrir les actes de l’individu en question ou appeler la police ? C’est le début d’une longue suite de péripéties...
"Un travail comme les autres" de Virginia Reeves
Roscoe T Martin est fasciné par cette force plus vaste que tout, plus grande que lui, qui se propage avec le nouveau siècle : l’électricité. Il s’y consacre, en fait son métier. Un travail auquel il doit pourtant renoncer lorsque Marie, sa femme, hérite de l’exploitation familiale. Année après année, la terre les trahit. Pour éviter la faillite, Roscoe a soudain l’idée de détourner une ligne électrique de l’Alabama Power. L’escroquerie fonctionne à merveille, jusqu’au jour où son branchement sauvage coûte la vie à un employé de la compagnie..
"Un paquebot dans les arbres" de Valentine Goby
A la fin des années 1950, Mathilde, adolescente, voit partir son père puis sa mère pour le sanatorium d’Aincourt. Commerçants, ils tenaient le café de La Roche-Guyon. Doué pour le bonheur mais totalement imprévoyant, ce couple aimant laisse alors ses deux plus jeunes enfants dans la misère. Car à l’aube des années 1960, la Sécurité sociale ne protège que les salariés et la pénicilline ne fait pas de miracle pour ceux qui, par insouciance, méconnaissance ou dénuement ne sont pas soignés à temps. Petite mère courage, Mathilde va se battre pour sortir ceux qu’elle aime du sanatorium, ce grand paquebot blanc niché dans les arbres, où se reposent et s’aiment ceux que l’enfance ne peut tolérer autrement qu’invincibles.
"14 juillet" d'Eric Vuillard
La prise de la Bastille est l’un des évènements les plus célèbres de tous les temps. On nous récite son histoire telle qu’elle fut écrite par les notables, depuis l’Hôtel de ville, du point de vue de ceux qui n’y étaient pas. 14 Juillet raconte l’histoire de ceux qui y étaient. Un livre ardent et épiphanique, où notre fête nationale retrouve sa grandeur tumultueuse.
"Écoutez nos défaites" de Laurent Gaudé
Un agent des services de renseignements français gagné par une grande lassitude est chargé de retrouver à Beyrouth un ancien membre des commandos d'élite américains soupçonné de divers trafics. Il croise le chemin d'une archéologue irakienne qui tente de sauver les trésors des musées des villes bombardées. Les lointaines épopées de héros du passé scandent leurs parcours - le général Grant écrasant les Confédérés, Hannibal marchant sur Rome, Hailé Sélassié se dressant contre l’envahisseur fasciste... Un roman inquiet et mélancolique qui constate l'inanité de toute conquête et proclame que seules l’humanité et la beauté valent la peine qu'on meure pour elles.
"Là où les lumières se perdent" de David Joy
L'histoire sombre, déchirante et sauvage d'un jeune homme en quête de rédemption. Caroline du Nord. Dans cette région perdue des Appalaches, McNeely est un nom qui ne laisse pas indifférent, un nom qui fait peur, un nom qui fait baisser les yeux. Plus qu'un nom, c'est presque une malédiction pour Jacob, dix-huit ans, fils de Charly McNeely, baron de la drogue local, narcissique, violent et impitoyable. Amoureux de son amie d'enfance, Maggie Jenkins, Jacob préfère garder ses distances. Il est le dauphin, il doit se faire craindre et respecter. Après un passage à tabac qui tourne mal, Jacob se trouve confronté à un dilemme : doit-il prendre ses responsabilités et payer pour ses actes, ou bien suivre la voie paternelle ? Alors que le filet judiciaire se resserre autour de lui, Jacob a encore l'espoir de sauver son âme pour mener une vie normale avec Maggie. Mais cela ne pourra se faire sans qu'il affronte son père, bien décidé à le retenir près de lui.
"Deux ans, huit mois et vingt-huit nuits" de Salman Rushdie
Ce livre est un conte merveilleux qui interroge notre vie contemporaine à la lumière de l’histoire et de la mythologie. Échappés de leur univers aussi fabuleux qu’ennuyeux, des djinns viennent mêler leur immortalité fascinée à la finitude des hommes, et partager la folle aventure de leur active et permanente déraison.
À la fois inspirée par une tradition narrative deux fois millénaire et enracinée dans les multiples préoccupations du temps présent, portée par une langue où l’épique le dispute au comique et la légende à la méditation philosophique et politique, une fiction fastueuse et envoûtante, d’une puissance narrative et imaginaire à couper le souffle.
"L'insouciance" de Karine Tuil
De retour d’Afghanistan où il a perdu plusieurs de ses hommes, le lieutenant Romain Roller est dévasté. Au cours du séjour de décompression organisé par l’armée à Chypre, il a une liaison avec la jeune journaliste et écrivain Marion Decker. Dès le lendemain, il apprend qu’elle est mariée à François Vély, un charismatique entrepreneur franco-américain, fils d’un ancien ministre et résistant juif. En France, Marion et Romain se revoient et vivent en secret une grande passion amoureuse. Mais François est accusé de racisme après avoir posé pour un magazine, assis sur une œuvre d’art représentant une femme noire. À la veille d’une importante fusion avec une société américaine, son empire est menacé. Un ami d’enfance de Romain, Osman Diboula, fils d’immigrés ivoiriens devenu au lendemain des émeutes de 2005 une personnalité politique montante, prend alors publiquement la défense de l’homme d’affaires, entraînant malgré lui tous les protagonistes dans une épopée puissante qui révèle la violence du monde.
"Un enfant plein d'angoisse et très sage" de Stéphanie Hoffmann
Dans ce portrait d'une famille où la tendresse passe mal, on croise une chanteuse qui ne veut plus chanter, un Anglais qui n'aime que les chaussettes et la reine, un petit chien bien imprudent et une égoïste qui veut être ministre. On fait des virées à Londres et Monaco et une traversée du lac Majeur. Il y a encore des blessures d'amour mal guéries et, bousculant tout ce monde, un enfant qui cherche la liberté. Stéphane Hoffmann retrouve ici le ton des Autos tamponneuses, des Filles qui dansent et de Château Bougon. Il aime rire des choses graves et nous émouvoir du spectacle souvent pitoyable des grandes personnes.
"L'autre qu'on adorait" de Catherine Cusset
Thomas est un jeune homme brillant et magnétique. Promis à un bel avenir,il échoue pourtant systématiquement dans ses entreprises professionnelles et amoureuses. Catherine Cusset fait l'oraison de cet ancien ami qui mit fin à ses jours à 39 ans. Portrait juste et sensible d'un looser magnifique.
"Possédées" de Frédéric Gros
En 1632, dans la petite ville de Loudun, mère Jeanne des Anges, supérieure du couvent des Ursulines, est brusquement saisie de convulsions et d'hallucinations. Elle est bientôt suivie par d'autres sœurs et les autorités de l’Église les déclarent « possédées ». Contraints par l'exorcisme, les démons logeant dans leurs corps désignent bientôt leur maître : Urbain Grandier, le curé de la ville. L'affaire des possédées de Loudun, brassant les énergies du désir et les calculs politiques, les intrigues religieuses et les complots judiciaires, a inspiré cinéastes et essayistes. Frédéric Gros en fait le roman d'un homme : Urbain Grandier, brillant serviteur de l’Église, humaniste rebelle, amoureux des femmes, figure expiatoire toute trouvée de la Contre-Réforme. Récit d'une possession collective, le texte étonne par sa modernité, tant les fanatismes d'hier ressemblent à ceux d'aujourd'hui.
"La moustache d'Adolf Hitler" d'Alain Jaubert
Un recueil d'essais autour d'Adolf Hitler et de toute l'imagerie qui y est associée, chargée d'une valeur symbolique.
"Boxe" de Jacques Henric
Boxe est né de la rencontre de Jacques Henric avec le boxeur français d'origine guadeloupéenne Jean-Marc Mormeck. Plusieurs fois champion du monde dans la catégorie des lourds-légers, celui-ci souhaitait remettre en jeu son titre dans la ville de Kinshasa, là où se déroula en 1974 le match du siècle, Ali contre Foreman. L'écrivain devait l'accompagner en vue de produire le récit de ce combat. Mais le projet échoue. Jacques Henric se lance alors dans l'écriture d'un livre sur la vie et les combats des grands pugilistes de l'histoire de la boxe, Georges Carpentier, Al Brown, Marcel Cerdan, Ray Sugar Robinson, Mohamed Ali, Sonny Liston, Jake LaMotta, Carlos Monzón, Mike Tyson, beaucoup d'autres, et bien sûr, Jean-Marc Mormeck. Sa passion pour ce sport, qui est plus qu'un sport, conduit Jacques Henric à revenir sur les événements marquants de son enfance et de son adolescence. Mais Boxe est aussi un livre qui, à travers les biographies de figures glorieuses et déchues, touche à de grands thèmes : le mal, la violence, le racisme, le sexe, la prostitution, les religions, les guerres, les génocides.
"L'absente" de Lionel Duroy
Peu après son divorce, Augustin doit se séparer de sa maison. Bouleversé par le spectacle du déménagement, il s'enfuit en voiture avec pour tout bagage quelques photos, un ordinateur et ses deux vélos, puis se lance dans une course folle à la recherche d'un refuge, butant sur les personnes que le hasard place sur sa route - dont une femme qui le poursuit d'hôtel en hôtel. Revivrait-il le même effondrement psychique que sa mère, expulsée de son bel appartement de Neuilly un demi-siècle plus tôt ? Égaré, furieux et magnifique, Augustin entreprend alors de reconstituer l'histoire de cette femme qu'il a enterrée sans une larme. Au fil de ses rencontres, son regard sur elle commence à changer...
"Désorientale" de Négar Djavadi
Si nous étions en Iran, cette salle d'attente d'hôpital ressemblerait à un caravansérail, songe Kimiâ. Un joyeux foutoir où s'enchaînent bavardages, confidences et anecdotes en cascade. Née à Téhéran, exilée à Paris depuis dix ans, Kimiâ a toujours essayer de se tenir à distance de son pays, sa culture, sa famille. Mais les djinns échappés du passé la rattrapent pour faire défiler l'étourdissant diaporama de l'histoire des Sadr sur trois générations : les tribulations des ancêtres, une décennie de révolution politique, les chemins de traverse de l'adolescence, l'ivresse du rock, le sourire voyou d'une bassiste blonde ... Une fresque flamboyante sur la mémoire te l'identité. Un grand roman sur l'Iran d'hier et le France d'aujourd'hui.
"Petit pays" de Gaël Faye
En 1992, Gabriel, dix ans, vit au Burundi avec son père français, entrepreneur, sa mère rwandaise et sa petite sœur, Ana, dans un confortable quartier d'expatriés. Gabriel passe le plus clair de son temps avec ses copains, une joyeuse bande occupée à faire les quatre cents coups. Un quotidien paisible, une enfance douce qui vont se disloquer en même temps que ce « petit pays » d'Afrique brutalement malmené par l'Histoire. Gabriel voit avec inquiétude ses parents se séparer, puis la guerre civile se profiler, suivie du drame rwandais. Le quartier est bouleversé. Par vagues successives, la violence l'envahit, l'imprègne, et tout bascule. Gabriel se croyait un enfant, il va se découvrir métis, Tutsi, Français...
"Romanesque" de Tonio Benacquista
Un couple de Français en cavale à travers les États-Unis se rend dans un théâtre, au risque de se faire arrêter, pour y voir jouer un classique : Les mariés malgré eux. La pièce raconte comment, au Moyen Âge, un braconnier et une glaneuse éperdument amoureux refusent de se soumettre aux lois de la communauté. Malgré les mille ans qui les séparent, les amants, sur scène comme dans la réalité, finissent par se confondre. Ils devront affronter tous les périls, traverser les continents et les siècles pour vivre enfin leur passion au grand jour.
"Laëtitia" d'Ivan Jablonka
Dans la nuit du 18 au 19 janvier 2011, Laëtitia Perrais a été enlevée à 50 mètres de chez elle, avant d’être poignardée et étranglée. Il a fallu des semaines pour retrouver son corps. Elle avait 18 ans. Ce fait divers s’est transformé en affaire d’État : Nicolas Sarkozy, alors président de la République, a reproché aux juges de ne pas avoir assuré le suivi du « présumé coupable », précipitant 8 000 magistrats dans la rue. Ivan Jablonka a rencontré les proches de la jeune fille et les acteurs de l’enquête, avant d’assister au procès du meurtrier en 2015. Il a étudié le fait divers comme un objet d’histoire, et la vie de Laëtitia comme un fait social. Car, dès sa plus jeune enfance, Laëtitia a été maltraitée, accoutumée à vivre dans la peur, et ce parcours de violences éclaire à la fois sa fin tragique et notre société tout entière : un monde où les femmes se font harceler, frapper, violer, tuer.
"Riquet à la houppe" d'Amélie Nothomb
Avec Riquet à la houppe, Amélie Nothomb nous revient avec un conte pour adultes où le laid et brillant Déodat va rencontrer la belle et contemplative Trémière. On y retrouve tous les ingrédients qui font la saveur des livres de la plus Belge de nos auteurs : cruauté, humour noir, personnages improbables et même un cours d'ornithologie..
"Tropique de la violence" de Natacha Appanah
Tropique de la violence est une plongée dans l’enfer d’une jeunesse livrée à elle-même sur l’île française de Mayotte, dans l’océan Indien. Dans ce pays magnifique, sauvage et au bord du chaos, cinq destins vont se croiser et nous révéler la violence de leur quotidien.
"Éclipses japonaises" d'Eric Faye
En 1966, un GI américain s'évapore lors d’une patrouille dans la zone démilitarisée, entre les deux Corées. À la fin des années 1970, sur les côtes japonaises, des hommes et des femmes, de tous âges et de tous milieux, se volatilisent. Parmi eux, une collégienne qui rentrait de son cours de badminton, un archéologue qui s'apprêtait à poster sa thèse, une future infirmière qui voulait s'acheter une glace. « Cachés par les dieux », ainsi qualifie-t-on en japonais ces disparus qui ne laissent aucune trace, pas un indice, et qui mettent en échec les enquêteurs. En 1987, le vol 858 de la Korean Air explose en plein vol. Une des terroristes, descendue de l'avion lors d'une escale, est arrêtée. Elle s'exprime dans un japonais parfait. Pourtant, la police finit par identifier une espionne venue tout droit de Corée du Nord. Longtemps plus tard, le lien entre ces affaires remontera à la surface, les résolvant du même coup.
"Et la vie nous emportera" de David Treuer
Avant de s'engager dans l'armée de l'air, Frankie Washburn rend une dernière visite à ses parents dans leur résidence d'été du Minnesota. Il y retrouve Félix, le vieil Indien en charge du domaine, dont il est plus proche qu'il ne l'est de son propre père. Mais aussi Billy, un jeune métis avec qui il a grandi et auquel l'unissent des sentiments très forts. Ce jour-là, au cours d'une battue pour retrouver un prisonnier de guerre allemand échappé du camp voisin, les trois hommes se retrouvent mêlés à un tragique accident dont ils tairont à jamais circonstances. Ce drame va bouleverser le destin des Washburn et de leurs proches, à l'image du conflit qui ravage le monde.Un roman d'une puissance magnétique, aussi tendre que dévastateur, qui explore avec une infinie beauté les recoins les plus sombres de l'âme humaine.
"Soyez imprudents les enfants" de Véronique Ovaldé
« Soyez imprudents les enfants », c’est le curieux conseil qu’on a donné à tous les Bartolome lorsqu’ils n’étaient encore que de jeunes rêveurs - et qui explique peut-être qu’ils se soient aventurés à changer le monde. « Soyez imprudents les enfants », c’est ce qu’aimerait entendre Atanasia, la dernière des Bartolome, qui du haut de ses 13 ans espère ardemment qu’un événement vienne bousculer sa trop tranquille adolescence. Ce sera la peinture de Roberto Diaz Uribe, découverte un matin de juin au musée de Bilbao. Que veut lui dire ce peintre, qui a disparu un beau jour et que l’on dit retiré sur une île inconnue ? Atanasia va partir à sa recherche, abandonner son pays basque natal et se frotter au monde. Quitte à s’inventer en chemin.
"Comme une respiration" de Jean Teulé
Pour échapper à l’atmosphère plombée qui nous étouffe, Jean Teulé a décidé d’aller voir les gens, de s’asseoir à leur table et d’écouter leurs histoires. Il n’a pas regretté le voyage. Ils sont incroyables, les gens. Ils sont capables de tout. Où vont-ils chercher cette stupéfiante énergie ? Comment peut-on se montrer tour à tour si meurtris et si joyeux ? Être tout à la fois si tendres, émouvants et féroces. Ne jamais renoncer, ne jamais céder, toujours inventer, toujours rêver et toujours rire.
"Derniers feux sur Sunet" de Tewart O'Nan
En 1937, Francis Scott Fitzgerald devient scénariste pour la Métro Goldwyn Mayer. C'est l'Age d'Or d'Hollywood, du jazz et des parties mémorables. Ses collègues se nomment Dorothy Parker, Humphrey Bogart, Greta Garbo. Loin de sa chère Zelda, internée, et de sa fille Scottie, Fitzgerald est perdu. Il tente de préserver leur vie familiale, mais tombe amoureux de Sheilah Graham, une journaliste mondaine qu'il a prise pour une aristocrate anglaise. Ces trois dernières années-là sont celles de la lutte acharnée que mène Scott contre ses ennemis : l'alcool, la dépression, et le peu d'estime qu'il a pour lui-même. Oui, Hollywood sera pour lui "l'envers du Paradis", un lieu de souffrance et peut-être d'expiation... Écrivain de l'intime, conteur de talent, Stewart O'Nan dévoile dans Derniers feux sur Sunset le vrai visage de Fitzgerald : celui d'un homme brisé par la vie, tandis que la fête bat son plein. Un livre poignant et plein de nostalgie.
"Les nouveaux amants" d'Alexandre Jardin
Un homme rencontre une femme.
L’homme ? Oscar, 42 ans, marié avec une actrice, Anne. Auteur de théâtre à succès, cet homme comblé ignore, au début du roman, qu’il va vivre – et non plus seulement écrire - la pièce la plus turbulente de sa vie. Ce sera, pour lui, une comédie risquée, une anthologie de douleurs, une foire aux ivresses, un malheur merveilleux...
La femme ? Ce n’est pas son épouse, bien sûr. Elle se nomme Roses de Tonnerre, 25 ans, une fille très « fête en larmes », une orgie de contradictions, un merveilleux danger. Cette Roses ne respecte que l’imprévu et les jeux sans règles. Elle est, de plus, sexuellement très curieuse et d’un haut voltage sensuel...
Oscar + Roses : un mélange explosif et charmant.
"La danse des vivants" d'Antoine Rault
Été 1918. Dans un hôpital militaire, un jeune homme se réveille amnésique. Il a tout oublié de son passé, jusqu'à son nom, mais parle aussi bien le français que l'allemand.Les services secrets français voient en lui l'espion idéal. Ils lui donnent l'identité d'un mort allemand. Mais peut-on être un autre quand pour soi-même on est personne ?Grande fresque historique et roman d'aventures captivant, où personnages imaginaires et réels se côtoient, La danse des vivants nous entraîne dans une épopée à travers l'Allemagne de Weimar. C'est toute l'Europe de l'entre-deux-guerres déchirée par la violence des nationalismes et des idéologies que nous dépeint l'auteur à travers ce héros sans mémoire.De surprises en surprises, une réflexion sur l'identité et le destin de l'homme emporté et bouleversé par la marche de l'Histoire.
"Les vies de papier" de Rabih Alameddine
Aaliya Saleh, 72 ans, les cheveux bleus, a toujours refusé les carcans imposés par la société libanaise. À l'ombre des murs anciens de son appartement, elle s'apprête pour son rituel préféré. Chaque année, le 1er janvier, après avoir allumé deux bougies pour Walter Benjamin, cette femme irrévérencieuse et un brin obsessionnelle commence à traduire en arabe l'une des œuvres de ses romanciers préférés : Kafka, Pessoa ou Nabokov. À la fois refuge et " plaisir aveugle ", la littérature est l'air qu'elle respire, celui qui la fait vibrer comme cet opus de Chopin qu'elle ne cesse d'écouter. C'est entourée de livres, de cartons remplis de papiers, de feuilles volantes de ses traductions qu'Aaliya se sent vivante. Cheminant dans les rues, Aaliya se souvient ; de l'odeur de sa librairie, des conversations avec son amie Hannah, de ses lectures à la lueur de la bougie tandis que la guerre faisait rage, de la ville en feu, de l'imprévisibilité de Beyrouth.
"Ce qui reste de la nuit" d'Ersi Sotiropoulos
Paris en juin 1897. Trois jours dans la vie du jeune Constantin Cavafy. En son for intérieur, il mûrit une œuvre poétique mais les entraves personnelles sont nombreuses : sa poésie est encore incertaine, le carcan de la rime le corsète, son homosexualité le tourmente, et la tyrannique affection que lui témoigne sa mère l'empêchent de se réaliser. Sans compter la faillite familiale qui l'humilie depuis son enfance. Ces trois jours à Paris seront la pierre de touche, le catalyseur décisif pour la vie et l’œuvre du grand poète alexandrin.
"Post-scriptum" d'Alain Claude Sulzer
Dans la quiétude d’un grand palace suisse, Lionel Kupfer, une des plus grandes stars du cinéma allemand, est venu se reposer. Nous sommes en 1933, Lionel est contraint à l’exil parce qu’il est juif, un départ vers les États-Unis encore assombri par la trahison de son amant Eduard, courtier en art, qui devient le fournisseur en œuvres volées ou extorquées des dirigeants nazis, et même du premier d’entre eux : Hitler.
"California girls" de Simon Liberati
Sharon l’actrice, épouse de Roman Polanski, enceinte de huit mois est poignardée à mort avec ses amis, par une bande de dingues. Cette affaire, l’une des pires répertoriées dans les annales du crime, aurait signé la fin des années 60, la fin de l’insouciance, du flower power et du Summer of Love. Dans ce roman on trouve, la mise à mort de Sharon Tate et de ses amis dans sa somptueuse villa de Los Angeles, le récit de son exécution d’une sauvagerie inouïe braque surtout la lumière sur ses bourreaux, des jeunes filles bouffées par la drogue et sous l’emprise d’un gourou. Des jeunes filles, frêles et larguées, pas des molosses.
"Les larmes" de Pascal Quignard
L'écrivain évoque l'histoire de la rédaction d'un texte marquant l'acte de naissance d'une langue romaine rustique, distincte du latin et préfigurant la langue française : les Serments de Strasbourg, prononcés en 842 par Charles le Chauve et Louis le Germanique, connus grâce au chroniqueur Nithard, tous trois étant petit-fils de Charlemagne.
"Le bal mécanique" de Yannick Grannec
Un soir de 1929, la prestigieuse école du Bahaus, à Dessau, a donné un bal costumé. C’était avant que les nazis ne dévorent l’Europe, c’était un temps où l’on pouvait encore croire au progrès, à l’Art et au sens de l’Histoire. Pendant ce bal, une jeune femme, Magda, a dansé, bu et aimé.
Quel rapport avec Josh Shors, animateur à Chicago d’une émission de téléréalité dont le succès tapageur mêle décoration d’intérieur et thérapie familiale ? Quel rapport avec son père, Carl, peintre oublié qui finit sa vie à Saint-Paul-de-Vence, hanté par les fantômes de la guerre de Corée et les mensonges d’une enfance déracinée ? Quel rapport avec Cornelius Gurlitt, cet homme discret chez qui on a découvert en 2012 la plus grande collection d’art spoliée par le IIIe Reich ? Quel rapport avec le marchant d’art Theodor Grenzberg, qui poursuit sa femme, Luise, dans la folle nuit berlinoise ? Quel rapport avec Gropius, Klee, Rothko, Marx, Scriabine, l’obsession de la résilience et Ikea ?
"La rentrée n'aura pas lieu" de Stéphane Bénamou
Comme chaque année à la fin de l'été, Bison Futé avait prévu des journées noires sur les routes. Mais au péages, comme dans les gares et les aéroports, on ne vit personne revenir. Sans se concerter, sans obéir au moindre mot d'ordre, 11 millions d'aoutiens ne reprirent pas le chemin de la rentrée, le dernier wek-end d'août.
Observateurs et acteurs de la vie politique et sociale furent aussi désemparés pour comprendre le phénomène que le gouvernement pour trouver des solutions à cette rentrée buissonnière. Les patrons menacent de licencier en masse, les banques de bloquer les comptes des "déserteurs" et, passé le mouvement de sympathie amusée des premiers jours, l'agacement puis la colère s'emparent de ceux qui sont retourné au travail...
"Les petites chaises rouges" d'Edna O'Brien
Dès qu'il franchit le seuil de l'unique pub ouvert dans ce trou perdu d'Irlande, l'étranger suscite la fascination. Vladimir Dragan est originaire du Monténégro. Il entend s'établir comme guérisseur. On lui trouve un logement, un cabinet médical, et sa première cliente, une des quatre nonnes du lieu, sort de sa séance totalement régénérée. Rien d'étonnant à ce que Fidelma, très belle et mariée à un homme bien plus âgé qu'elle, tombe sous le charme. L'idylle s'interrompt quand Dragan est arrêté. Recherché par toutes les polices, il a vécu à Cloonoila sous un faux nom. Inculpé pour génocide, nettoyage ethnique, massacres, tortures, il est emmené à La Haye, où il rendra compte de ses crimes. Le titre choisi par Edna O'Brien s'éclaire alors, ainsi que l'introduction rappelant que 11 541 petites chaises rouges avaient été installées à Sarajevo en 2012 pour commémorer la mémoire des victimes du siège...
"Le cri" de Thierry Vila
Au moment où ce récit commence, Lil Servinsky, métisse anglo-rwandaise de trente-cinq ans, médecin, embarque pour la première fois à bord du Septentrion, un navire renifleur de pétrole. La jeune femme a fait de l'errance sur ces océans son seul territoire. Mais sa relation très particulière au monde fera bien vite naître et croître des haines incontrôlables dans ce huis clos essentiellement masculin.
"Le grand jeu" de Céline Minard
Installée dans un refuge high-tech accroché à une paroi d'un massif montagneux, une femme s'isole de ses semblables pour tenter de répondre à une question simple : comment vivre ?
Outre la solitude, elle s'impose in entraînement physique et spirituel intense, où longues marches, activités de survie, slackline et musique vont de pair avec la rédaction d'un journal de bord.
Saura-t-elle comment vivre après s'être mise à l'épreuve de conditions extrêmes, de la nature immuable des temps géologiques, de la brutalité des éléments ?
"Monsieur Origami" de Jean-Marc Ceci
A l’âge de vingt ans, le jeune Kurogiku tombe amoureux d’une femme qu’il n’a fait qu’entrevoir et quitte le Japon pour la retrouver. Arrivé en Toscane, il s’installe dans une ruine isolée où il mènera quarante ans durant une vie d’ermite, adonné à l’art du washi, papier artisanal japonais, dans lequel il plie des origamis. Un jour, Casparo, un jeune horloger, arrive chez Kurogiku, devenu Monsieur Origami. Il a le projet de fabriquer une montre complexe avec toutes les mesures du temps disponibles. Son arrivée bouscule l’apparente tranquillité de Monsieur Origami et le confronte à son passé. Les deux hommes sortiront transformés de cette rencontre.
"L'odeur de la forêt" d'Hélène Gestern
Un hasard professionnel met entre les mains d'Elisabeth Bathori, une historienne de la photographie, les lettres et l'album d'Alban de Willecot. Ce lieutenant, mort au front en 1917, a été l'ami d'un des plus grands poètes de son temps, Anatole Massis, et a entretenu avec lui une abondante correspondance. D'abord aiguillonnée par l'espoir de retrouver les réponses de Massis, Élisabeth, qui reprend le travail après de longs mois de deuil, se prend peu à peu d'affection pour Willecot, que la guerre a arraché à ses études d'astronomie et qui vit jour après jour la violence des combats. Elle se lance à la recherche de Diane, la jeune femme dont le lieutenant était éperdument amoureux, et scrute chacune des photographies qu'il a prises au front, devinant que derrière ces visages souriants et ces régiments bien alignés se cache une autre tragédie, dont les descendants croiseront à leur tour la grande Histoire durant la Seconde guerre mondiale. L'Odeur de la forêt est une traversée de la perte, à la recherche des histoires de disparus, avalés par la guerre, le temps, le silence. Mais il célèbre aussi la force inattendue de l'amour et de la mémoire, lorsqu'il s'agit d'éclairer le devenir de leurs traces : celles qui éclairent, mais aussi dévorent les vivants.
"Le garçon" de Marcus Malte
Il n'a pas de nom. Il ne parle pas. Le garçon est un être quasi sauvage, né dans une contrée aride du sud de la France. Du monde, il ne connaît que sa mère et les alentours de leur cabane. Nous sommes en 1908 quand il se met en chemin - d'instinct. Alors commence la rencontre avec les hommes : les habitants d'un hameau perdu, Brabek l'ogre des Carpates, philosophe et lutteur de foire, l'amour combien charnel avec Emma, mélomane lumineuse, à la fois soeur, amante, mère. « C'est un temps où le garçon commence à entrevoir de quoi pourrait bien être, hélas, constituée l'existence : nombre de ravages et quelques ravissements. » Puis la guerre, l'effroyable carnage, paroxysme de la folie des hommes et de ce que l'on nomme la civilisation. Itinéraire d'une âme neuve qui s'éveille à la conscience au gré du hasard et de quelques nécessités, ponctué des petits et grands soubresauts de l'Histoire, le Garçon est à sa façon singulière, radicale, drôle, grave, l'immense roman de l'épreuve du monde.
"Des hommes de peu de fois" de Nicolas Butler
Nelson, jeune scout à lunettes, passe l’été 1962 au camp Chippewa, dans le nord du Wisconsin. Au programme : veillées au coin du feu, courses d’orientation dans la forêt, bains dans le lac glacé et soirées clandestines.Trente ans plus tard, que reste-t-il du garçon d’antan chez ce vétéran à jamais hanté par la guerre du Vietnam ? Nickolas Butler signe un grand roman américain qui sonde les cœurs de trois générations d’hommes héroïques et imparfaits.
"Livre pour adultes" de Benoît Duteurtre
"Ce livre est inspiré par la mort de ma mère, qui croyait à la joie de vivre. J'y dépeins aussi les transformations d'un village de montagne, quelques vieilles dames extraordinaires et les péripéties d'une journaliste dans la société contemporaine. Beaucoup de femmes dans ces histoires; beaucoup de questions sur la naissance et le déclin..." B. Duteurtre.
"Penjab" d'Eric Deschodt
La chute de Napoléon, son exil à Ste-Hélène dont il ne reviendra pas ont désespéré des milliers de soldats qui ne vivaient que dans l'attente de son évasion et de son retour.
Le capitaine Allard et le maréchal des logis Ventura sont de ces désenchantés. Fuyant une Europe sans âme, ils vont chercher en Inde la vie supérieure qui leur est interdite par l'insupportable sainte alliance "des rois contre le peuple". La gloire donc, et la fortune, la première entraînant la seconde...
"Les sorcières de la république" dxe Chloé Delaume
Il s'est passé de bien vilaines choses en France entre 2017 et 2020 avec l'arrivée au pouvoir du Parti du Cercle, émanation d'une secte féministe qui a voulu compenser quelques millénaires de domination masculine. De ces trois ans, il ne reste toutefois rien : l'amnésie collective a été décidée par référendum. On l'appelle le Grand Blanc.
En 2062, au tribunal du Grand Paris, anciennement Stade de France, la fondatrice du parti du Cercle va enfin être jugée. Son nom est la Sibylle. Prophétesse de métier, conseillère des déesses de l'Olympe, elle va devoir tout raconter.
Pièces à conviction à l'appui, la Sibylle lève le voile sur l'histoire des femmes et les origines de leur spoliation.
"L'amour hors sol" de Mathias Lair
Alexia et Frédéric se retrouvent vingt après. Ils s'étaient dit que plus tard, leurs enfants partis, leurs conjoints aussi, ils pourraient s'aimer pleinement. Frédéric veut aimer Alexia hors du temps, c'est là qu'il la trouve, la retrouve. Il instaure ce qu'il appelle « la règle d'amour » : ici et maintenant, jouir de l'instant, loin de leurs vies personnelles. D'hôtel en hôtel, de Paris aux châteaux de la Loire, parcourant les stations d'une carte du tendre, ils vivent la réinvention de l'amour, les jeux de petite perversité ; mais aussi la confrontation des égos, le fossé des distinctions sociales, les mystères du sentiment amoureux...
"Légendes" de Sylvain Prudhomme
La Crau, désert de pierres aux portes d’Arles. Pays ras, pays nu, abandonné au mistral et aux brebis. C’est là que vivent Nel et Matt, l’un, fils et petits-fils de bergers, aujourd’hui photographe, l’autre, constructeur de toilettes sèches publiques, réalisateur à ses heures perdues. Entre eux une amitié forte, belle. Jusqu’au jour où, travaillant à un nouveau film, Matt s’intéresse à la vie de deux cousins de Nel aujourd’hui disparus. Deux frères maudits, qui ont traversé comme des comètes ces mêmes paysages, se consumant à toute allure, en pleines années 1980. Allers-retours à Madagascar, adolescence sans parents, fêtes, violence, liberté, insouciance : la trajectoire des deux frères, aussi brève qu’intense, se recompose peu à peu. Échos et correspondances se tissent entre passé et présent, renvoyant Matt et Nel à leurs propres choix, nous interrogeant, à notre tour, sur notre place dans le monde. Près d'Arles vivent deux amis, Nel et Matt. Pour le propos d'un film, Matt en vient à s'intéresser aux cousins de Nel, deux frères maudits dont la trajectoire fulgurante, dans les années 1980, rentre en résonance avec leurs vies.
"Au commencement du septième jour" de Luc Lang
4 h du matin, dans une belle maison à l'orée du bois de Vincennes, le téléphone sonne. Thomas, 37 ans, informaticien, père de deux jeunes enfants, apprend par un appel de la gendarmerie que sa femme vient d'avoir un très grave accident, sur une route où elle n'aurait pas dû se trouver.Commence une enquête sans répit alors que Camille lutte entre la vie et la mort. Puis une quête durant laquelle chacun des rôles qu'il incarne : époux, père, fils et frère devient un combat. Jour après jour, il découvre des secrets de famille qui sont autant d'abîmes sous ses pas.De Paris au Havre, des Pyrénées à l'Afrique noire, Thomas se trouve emporté par une course dans les tempêtes, une traversée des territoires intimes et des géographies lointaines.
"Celui-là est mon frère" de Marie Barthelet
Un jeune chef d'état reçoit la visite de son frère tant aimé, disparu dix ans plus tôt. La brève joie des retrouvailles cède très vite la place à l'amertume et à l'indignation : celui qui est revenu a changé ! Il est désormais l'Ennemi. A cause de lui, le pays va s'embourber dans une crise sans précédent...
"Comme l'ombre qui s'en va" d'Antonio Muñoz Molina
Le 4 avril 1968, James Earl Ray assassine Martin Luther King à Memphis et prend la fuite. Entre le 8 et le 17 mai de la même année, il se cache à Lisbonne où, en 2013, Antonio Muñoz Molina part sur ses traces et se remémore son premier voyage dans la capitale portugaise, alors qu’il essayait d’écrire son deuxième roman, L’Hiver à Lisbonne, une histoire d’amour sur fond de musique de jazz et de roman noir. La fascinante reconstruction des jours de l’assassin croise alors le propre passé de l’auteur, et les deux récits alternent, avec Lisbonne pour épicentre ...
"Marie des Adrets" d'Antonin Malroux
1906, dans le Cantal. Marie vit auprès de ses parents dans un hameau non loin d'Aurillac. Elle est d'une rare beauté, ce qui lui vaut d'être courtisée par tous les garçons des environs. Les fils des gros fermiers voisins, chez qui ses parents travaillent comme domestiques, ne sont pas les moins pressants. Mais Marie croit au grand amour et repousse fermement ses prétendants au risque de susciter de violents ressentiments : un jour, quelqu'un l'enferme dans une grange et y met le feu. La jeune fille survit à l'incendie mais reste défigurée. Qui est le coupable ? Tout en tentant de reconstruire sa vie brisée, Marie ne renoncera jamais à le démasquer et sa vengeance sera terrible...
"Lucie ou la vocation" de Maëlle Guillaud
Que sa volonté soit faite. Lucie est amoureuse. Éperdument. Mais pour imposer celui qu'elle a choisi, elle va devoir se battre. Ne pas céder face aux larmes de sa mère, à l'incompréhension de sa grand-mère, et à la colère de Juliette, sa meilleure amie. Malgré les humiliations quotidiennes, les renoncements, l'isolement et la sévérité de l'ascèse. Elle résiste et rêve d'absolu. Un jour pourtant, le sacrifice qu'elle a durement payé est violemment ébranlé par la découverte d'un secret. S'est-elle fourvoyée ou est-elle victime d'une manipulation? Avec sensibilité et justesse, Lucie ou la vocation nous entraîne dans les coulisses d'un monde reclus, soumis aux règles impénétrables de la congrégation.
"The girls" d'Emma Cline
Le Nord de la Californie, à l’époque tourmentée de la fin des années 1960. Evie Boyd a quatorze ans, elle vit seule avec sa mère, que son père vient de quitter. Fille unique et mal dans sa peau, elle n’a que Connie, son amie d’enfance. Mais les deux amies se disputent dès le début de l’été qui précède le départ en pension d’Evie. Un après-midi, elle aperçoit dans le parc où elle est venue traîner, un groupe de filles dont la liberté, les tenues débraillées et l’atmosphère d’abandon qui les entoure la fascinent. Très vite, Evie tombe sous la coupe de Suzanne, l’aînée de cette bande, et se laisse entraîner dans le cercle d’une secte et de son leader charismatique, Russell ...
"L'enfant qui mesurait le monde" de Metin Arditi
A Kalamaki, île grecque dévastée par la crise, trois personnages vivent l'un près de l'autre, chacun perdu au fond de la solitude.
Le petit Yannis, muré dans son silence, mesure mille choses, compare les chiffres à ceux de la veille et calcule l'ordre du monde.
Maraki, sa mère; se lève aux aurores et gagne sa vie en pêchant à la palangre.
Eliot, architecte retraité qui a perdu sa fille, poursuit l'étude qu'elle avait entreprise, parcourir la Grèce à la recherche du Nombre d'or, raconte à Yannis les grands mythes de l'Antiquité, la vie des dieux, leurs passions et leurs forfaits ... Un projet d'hôtel va mettre la population en émoi. Ne vaut-il pas mieux construire une école, sorte de phalanstère qui réunirait les meilleurs sujets et les préparerait à diriger le monde ?
"Le dernier jour" d'Adélaïde de Clermont-Tonnerre
Lorsque Werner Zilch rencontre Rebecca Lynch à New York, le coup de foudre est immédiat. C’est léger, sophistiqué et aussi agréable qu’un martini bien frappé dans une soirée à Manhattan.
Mais pourquoi la mère de la jeune fille, riche héritière, défaille-t-elle à la vue du jeune homme ? Celui-ci, né à Dresde en 1945 sous les bombes a été adopté tandis que Judith Lynch a vu sa famille périr dans les camps nazis ...
"Deux remords de Claude Monet" de Michel Bernard
"Lorsque Claude Monet, quelques mois avant sa disparition, confirma à l’État le don des Nymphéas, pour qu’ils soient installés à l’Orangerie selon ses indications, il fit ajouter une ultime condition au contrat : l’État devait lui acheter un tableau peint soixante ans auparavant, Femmes au jardin, et l’exposer au Louvre. À cette exigence et au choix de ce tableau, il ne donna aucune explication. Deux remords de Claude Monet raconte l’histoire d’amour et de mort qui, du flanc méditerranéen des Cévennes au bord de la Manche, de Londres aux Pays-Bas, de l’Île-de-France à la Normandie, entre le siège de Paris en 1870 et la tragédie de la Grande Guerre, hanta le peintre jusqu’au bout." Michel Bernard.
"Sur le fil" d'Hannah Kohler
Quand le bouleversement de l'Histoire répond aux bouleversements intimes : un éclairage poignant sur l'envers du rêve américain. 22 novembre 1963. La mère de Kip, 14 ans, et de Jeannie, 19 ans, trouve la mort dans un accident tragique. Quelques heures plus tard, le président Kennedy est assassiné. Pris dans la rencontre fortuite de leur drame familial et de l'Histoire, les deux adolescents sont laissés sans repères ... Jeannie, qui devient serveuse un peu par hasard, tombe enceinte d'un jeune médecin de bonne famille. Pour préserver les conventions, elle se marie mais peine à trouver sa place dans ce monde qui lui est étranger : celui de la bourgeoisie et des traditions. Jusqu'à sa rencontre avec Lee, une jeune femme qui affirme sa liberté ... Kip, lui, sombre peu à peu dans la petite délinquance. Il croit néanmoins trouver une forme de salut en s'engageant dans l'armée. Mais, dans la frénésie du front vietnamien, il commet l'impardonnable et ouvre une plaie difficile à cicatriser.
"Continents à la dérive" de Russell Banks
A l'orée de l'an 1980, Bob Dubois, réparateur de chaudières dans une petite ville du New Hampshire, convainc sa femme de plaquer travail, maison et amis pour rejoindre avec leurs deux filles son frère, qui a fait fortune en Floride. Nourri de rêves de réussite et de prospérité, Bob espère, à l'aube de ses trente ans, s'élever comme lui au-dessus de sa condition d'ouvrier. A quelques milliers de kilomètres de là, Vanise Dorsinville fuit Haïti, avec son bébé et son neveu Claude, afin de gagner elle aussi la Floride, où le père de Claude les attend. Elle a choisi de quitter la violence institutionnalisée, la pauvreté et le chaos de son pays natal pour atteindre l'Amérique de ses rêves. Quelles forces poussent ces êtres à s'exiler ? Crise existentielle pour l'un, exode contraint pour l'autre, Bob et Vanise aspirent à une seule et même chose : prendre un nouveau départ. Mais au cours de leur voyage, c'est une tout autre réalité qu'ils vont découvrir : celle de l'isolement affectif, de l'injustice, du déclassement social et de l'altérité. Deux égarés dont les destins finiront par se croiser.
"Face à la mer" de Françoise Bourdin
Mathieu tient une librairie indépendante au Havre depuis plus de vingt ans. Il a consacré sa vie à son entreprise, ce qui lui a valu un divorce et l'a empêché de voir grandir sa fi lle, Angélique. Passionné par son métier, entouré de collaborateurs qui l'admirent, il réussit pleinement. Mais le succès a un prix, et un jour, c'est le burn-out. Impossible pour Mathieu de pousser la porte de sa librairie.
Déprimé, apathique, il décide de tout plaquer et de se réfugier à Sainte-Adresse, dans la maison de son vieil ami César qui vient de mourir. Alors qu'il n'aspire qu'à la solitude, ses proches s'invitent les uns après les autres. Tess, sa compagne amoureuse mais impuissante à l'aider, son ex-femme, ses quatre frères, qui ne comprennent pas les raisons d'une telle crise. Seule Angélique prend la mesure de la situation et, malgré sa jeunesse, décide de veiller sur la librairie et de motiver chaque jour les employés, quitte à négliger ses études...
"Marcher droit, tourner en rond" d'Emmanuel Venet
Atteint du syndrome d’Asperger, l’homme qui se livre ici aime la vérité, la transparence, le scrabble, la logique, les catastrophes aériennes et Sophie Sylvestre, une camarade de lycée jamais revue depuis trente ans. Farouche ennemi des compromis dont s’accommode la socialité ordinaire, il souffre, aux funérailles de sa grand-mère, d’entendre l’officiante exagérer les vertus de la défunte. Parallèlement, il rêve de vivre avec Sophie Sylvestre un amour sans nuages ni faux-semblants, et d’écrire un Traité de criminologie domestique. Par chance, il aime aussi la solitude.
"Un bon écrivain est un écrivain mort" de Guillaume Chérel
Augustin Traquenard doit animer un débat littéraire dans un ancien monastère des Alpes-Maritimes. Seront présents dix écrivains très médiatiques, les poids lourds de l'édition : Frédéric Belvédère, Michel Ouzbek, Amélie Latombe, Delphine Végane, David Mikonos, Kathy Podcol, Tatiana de Roseray, Christine Légo, Jean de Moisson et Yann Moite. Chacun a reçu un courrier anonyme le conviant pour le week-end dans l'austère bâtisse reconvertie en résidence d'auteurs. Tout est fin prêt pour l'événement : l'entrée du train en gare de Saorge, la rencontre devant un public ravi de voir les stars de Saint-Germain-des-Prés, les questions sur le thème "Littérature et modernité", le cocktail dînatoire puis la séance de dédicaces. Mais rien ne se passe selon le programme. Dès l'arrivée au couvent, l'histoire dérape. C'est bien connu, un bon écrivain est un écrivain mort.
"Sacrifice" de Joyce Carol Oates
1987, dans un quartier noir délabré d’une ville du New Jersey, une mère cherche partout sa fille, Sybilla, disparue depuis trois jours. L’adolescente sera retrouvée, ligotée, le corps barbouillé d’excréments et d’injures racistes, dans les sous-sols d’une vieille usine abandonnée. Emmenée aux urgences, elle accuse des « flics blancs » de l’avoir enlevée, battue et violée. Ce terrible acte de violence choque profondément sa communauté, où personne ne fait confiance à la police blanche, et exacerbe les tensions raciales frémissant depuis des décennies. Un pasteur noir et son frère, avocat militant des droits civiques récupèrent l’affaire qu’ils exploitent au mieux de leurs intérêts ; imités rapidement par le Prince noir, leader du Royaume de l’islam, plus redoutable encore. La vérité n’importe guère à ces leaders religieux, les médias s’en soucient tout aussi peu, et pourtant les faits se révèlent progressivement de plus en plus troubles ...
"Complots" de Philippe Sollers
Le mot "complot" n'a pas bonne réputation, et implique toujours un sens négatif. C'est ainsi qu'on parle de « complot contre la sûreté de l'État ». Tel semble être le dessein secret de l'auteur, puisqu'il dit se trouver en état d'urgence. L'étonnant c'est qu'il tient à affirmer que des complots positifs, très différents les uns des autres, convergent tous, à travers le temps, vers une beauté et une liberté maximales. En pleine crise d'identité communautaire, ces singuliers comploteurs, dont l'énergie et la détermination ne font aucun doute, seraient donc des révolutionnaires d'un genre nouveau.
"Les lois de l'apogée" de Jean Le Gal
Paris, 1988. Jérôme Vatrigan, vingt-trois ans à peine, vient de décrocher le prix Goncourt pour son premier roman. Un exploit qui ne change rien au rythme indolent de son existence. C'est à cette époque qu'il rencontre une jeune Italienne. Elle s'appelle Greta Violante et il en tombe " bêtement " amoureux. Son intelligence est du genre diabolique tandis que son ambition est, au mieux, persuasive. Elle sera toute-puissante dans le monde des affaires. Antoine, le frère de Jérôme, est un chirurgien esthétique en proie à l'idéalisme politique. Lui aussi vise une carrière au plus près du pouvoir, et bientôt, on lui fera une place de choix dans un gouvernement. Jérôme est loin de connaître de tels succès : il a depuis longtemps abandonné l'écriture. Il est devenu éditeur. Un éditeur de romans, promis plus vite que d'autres à la faillite. À moins qu'il ne fasse le " coup éditorial du siècle ": publier un texte inédit de Marcel Proust. Un meurtre, un scandale politique, un paysage de mensonges : Jérôme, Antoine et Greta ont leurs destins liés. Attraction, apogée, chute...
"Rien que la mer" d'Annick Geille
A l’hôtel du Grand Port, en Bretagne, une femme qui n’est plus jeune voit sa vie basculer. Trahison et défaite intimes.À Mers el-Kébir, le «Grand Port», un homme jeune croit vivre son dernier jour, lorsque près de mille quatre cents marins français sans défense sont assassinés à quai par nos «alliés». Trahison et défaite historiques.
Une femme et un homme aux destins brisés. Comment se vit le malheur au féminin singulier et au masculin pluriel ? Cette femme détruite et cet homme psychiquement blessé ont plus que des points communs. Un lien très fort les soude.
"New York, esquisses nocturnes" de Molly Prentiss
Au début des années 80, le downtown de New York est le centre de l'univers, un terrain de jeu revêche, encore hermétique à la menace de l'embourgeoisement. Artistes et écrivains s'y mêlent dans des squats insalubres où leurs rêves de reconnaissance prennent des formes multiples. Parmi eux, Raul Engales, un peintre argentin en exil, fuyant son passé et la « guerre sale » qui a enflammé son pays. S'affamant pour payer son matériel, il peint le jour d'immenses toiles mettant en scène les spectres qu'il croise la nuit. Un soir, il attire l'attention de James Bennett, critique d'art en vogue du New York Times, proche de Basquiat, Warhol et Keith Haring. Tandis que l'ascension fulgurante de l'un entraîne l'autre sous les projecteurs, une double tragédie les frappe. Dans ce chaos, Lucy, l'amante enjouée de Raul, échappée d'une obscure banlieue de l'Idaho, tente de les extraire de leur détresse.
"Les bottes suédoises" d'Henning Mankell
Fredrik Welin, médecin à la retraite, vit reclus sur son île de la Baltique. Une nuit, une lumière aveuglante le tire du sommeil. Au matin, la maison héritée de ses grands-parents n’est plus qu’une ruine fumante. Réfugié dans la vieille caravane de son jardin, il s’interroge : à soixante-dix ans, seul, dépossédé de tout, a-t-il encore une raison de vivre ? Mais c’est compter sans les révélations de sa fille Louise et, surtout, l’apparition d’une femme, Lisa Modin, journaliste de la presse locale. Tandis que l’hiver prend possession de l’archipel, tout va basculer de façon insensible jusqu’à l’inimaginable dénouement.
"Petits secrets, grandes mécaniques" de Liane Moriarty
Meurtre ou tragique accident ? À la fête de l'école, quelqu'un a trouvé la mort. Mais qui est vraiment responsable du drame ? Trois femmes à la croisée des chemins, des ex-maris et leurs nouvelles épouses, des familles recomposées (ou décomposées), qui cachent tous ces redoutables petits mensonges que l'on se raconte à soi-même pour continuer de vivre... Liane Moriarty nous plonge dans l'univers clos de ces quartiers résidentiels qui dissimulent derrière leurs jolies façades d'inavouables secrets. Avec elle, le sourire n'est jamais loin des larmes.
"L'homme qui voyait à travers les visages" d'Eric-Emmanuel Schmitt
Tout commence par un attentat à la sortie d'une messe. Le narrateur était là, il a tout vu, et davantage encore.
Il possède un don unique : voir à travers les visages et percevoir autour de chacun les êtres minuscules - souvenirs, anges, démons - qui le motivent ou le hantent.
Est-ce un fou ? Un sage qui déchiffre la folie des autres ? Son investigation sur la violence et le sacré va l'amener à le rencontre dont nous rêvons tous ...
"Sur cette terre comme au ciel" de Davide Enia
Palerme, années 1980. Comme tous les garçons de son âge, Davidù, neuf ans, fait l'apprentissage de la vie dans les rues de son quartier. Amitiés, rivalités, bagarres, premiers émois et désirs pour Nina, la fillette aux yeux noirs qui sent le citron et le sel, et pour laquelle il ira jusqu'à se battre sous le regard fier de son oncle Umbertino. Car si Pullara, Danilo, Gerruso rêvent de devenir ouvrier ou pompiste comme leurs pères, Davidù, qui n'a pas connu le sien, a hérité de son talent de boxeur. Entre les légendes du passé et les ambitions futures, le monde des adultes et la poésie de l'enfance, Davide Enia, finaliste du prix Strega, tisse le destin d'une famille italienne, de l'après-guerre aux années 90, à travers trois générations d'hommes dont le jeune Davidù incarne les rêves. Entremêlant leurs histoires avec brio, il dresse un portrait vibrant de sa terre, la Sicile, et de ceux qui l'habitent.
"A la place du mort" de Paul Baldenburger
David a douze ans et attend la belle Nina devant l'aumônerie jouxtant le lycée. Elle ne viendra jamais au rendez-vous. À la place, une Peugeot bleue et un homme armé. Il ne relâchera l'enfant que trois heures plus tard.
Trois heures, le temps pour le bourreau de commettre son crime. Trois heures dans la tête de l'enfant qui fera tout pour survivre.
Entremêlés à ces heures obscures, les fragments de sa vie d'adulte et d'une enfance à l'ombre d'un frère absent : une banlieue tranquille au mitan des années 1980, quelques échappées sur la Côte d'Azur, des voyages lointains et des amours lumineuses pour tromper le vertige. Femmes et paysages dessinent une géographie intime secouée de tremblements. Nulle vallée de larmes, juste l'urgence de trouver la liberté, l'amour, la poésie.
"A la fin le silence" de Laurence Tardieu
Décembre 2014. Depuis plusieurs semaines, la narratrice sait qu'elle va devoir vendre la maison de son enfance. Lieu des origines et de l'ancrage, de la mémoire familiale et de sa propre mémoire. Face à un chagrin intime, écrire un livre lui semble la seule chose encore possible : trouver les mots pour, peut-être, sauver un peu de la maison avant qu'elle ne disparaisse de sa vie, lui restituer une part d'énergie.
Janvier 2015, la vague d'attentats qui frappe la France la laisse sans mots, comme dépossédée du monde tel qu'elle le connaissait. En elle, l'urgence s'est déplacée : que faire d'autre qu'écrire pour tenter d'affronter l'innommable ?...
"La sainte famille" de Florence Seyvos
Deux enfants, Susanne et Thomas. Une maison aux portes closes. Parmi les adultes qui les entourent, une mère autoritaire, un oncle faible et pervers, et - plus tard - un maître d’école sadique sont les figures d’une inquiétante toute-puissance. Seule Odette, qui est presque une simple d’esprit - ou une sainte? - se préoccupe vraiment d’eux. Et puis il y a Mathilde, la cousine tyrannique qui ment tout le temps et, pourtant, dit la vérité. «Que me manque-t-il? », se demande Suzanne. Guidée par cette question, comme Ariane dans le labyrinthe, Suzanne revisite les moments et les lieux où tout s’est joué : le divorce raté des parents, la religion et le goût du blasphème, les premiers jeux sexuels, les nuits d’été au bord du lac, la cruauté, la bêtise. Dans le fol espoir de retrouver le chemin d’un paradis qui n’a peut-être jamais existé que dans son imagination.
"Comment tu parles de ton père" de Joann Sfar
Tout le monde n'a pas eu la chance d'avoir un père comme André Sfra. Ce livre pudique, émouvant et très personnel, est le kaddish de Joannn Sfar pour son père disparu. Entre rire et larmes.
"Le vent se lève" de Sophie Avon
Lili a vingt ans, au début des années quatre-vingt, quand elle embarque avec son frère Paul sur le voilier Horus. Paul est un marin passionné, mais traverser un océan n’est pas une mince affaire! De port en port, au gré des escales, dans des conditions parfois rudes, frère et soeur progressent vers les tropiques. Après le golfe de Gascogne, Madère, les Canaries, le Sénégal, enfin, c’est la traversée de l’Atlantique, puis l’arrivée au Brésil. Là, ils se laissent envahir par un sentiment de plénitude où se mêlent la satisfaction d’être allés au bout d’eux-mêmes et l’excitation de la découverte : Recife, Salvador de Bahia, Rio... Plus au sud, ils jettent l’ancre dans un véritable paradis. Mais le temps est venu pour Lili de rentrer. Elle ignore qu’un autre voyage commence.
"Repose-toi sur moi" de Serge Joncour
Aurore est une styliste reconnue et Ludovic un agriculteur reconverti dans le recouvrement de dettes. Ils n’ont rien en commun si ce n’est un curieux problème : des corbeaux ont élu domicile dans la cour de leur immeuble parisien. Elle en a une peur bleue, alors que son inflammable voisin saurait, lui, comment s’en débarrasser. Pour cette jeune femme, qui tout à la fois l’intimide et le rebute, il va les tuer. Ce premier pas les conduira sur un chemin périlleux qui, de la complicité à l’égarement amoureux, les éloignera peu à peu de leur raisonnable quotidien.
Drazen Erdemovic est un jeune homme d'une vingtaine d'années lorsque la guerre
éclate dans son pays, la Yougoslavie. Il doit alors participer à un conflit
décidé par une autre génération et faire des choix irréversibles pour sa famille
et pour lui-même. Des choix qui vont mettre son âme à nu. L'évocation du
massacre et du procès qui s'est ensuivi au Tribunal pénal international pour
l'ex-Yougoslavie est confiée à trois voix qui alternent dans une partition bien
rythmée. La voix du magistrat espagnol Romeo Gonzalez évoque le déroulement du
procès et met en évidence les motivations, souvent bien subjectives, des juges à
l'heure de rendre leur verdict.La voix de Dirk, casque bleu néerlandais en garnison à Srebrenica, parle au nom du contingent de l'ONU, coupable de ne pas avoir empêché le massacre. Et la voix du soldat serbo-croate Drazen Erdemovic, véritable protagoniste de l'histoire, volontaire dans l'armée serbe, est celle du seul soldat ayant avoué sa participation au massacre, le seul jugé et le seul condamné.
"Numéro 11" de Jonathan Coe
Rachel et son amie Alison, dix ans, sont très intriguées par la maison du 11, Needless Alley, et par sa propriétaire qu’elles surnomment la Folle à l’Oiseau. D’autant plus lorsqu’elles aperçoivent une étrange silhouette à travers la fenêtre de la cave. Val Doubleday, la mère d’Alison, s’obstine quant à elle à vouloir percer dans la chanson, après un unique succès oublié de tous. En attendant, elle travaille - de moins en moins, restrictions budgétaires obligent - dans une bibliothèque et trouve refuge dans le bus numéro 11, pour profiter de son chauffage et de sa chaleur humaine. Jusqu’à ce qu’un appel inespéré lui propose de participer à une émission de téléréalité. Quelques années plus tard, dans un quartier huppé de Londres, Rachel travaille pour la richissime famille Gunn, qui fait bâtir onze étages supplémentaires ...
"Une mort qui en vaut la peine" de Donald Ray Pollock
1917. Quelque part entre la Géorgie et l'Alabama, le vieux Jewet, veuf et récemment exproprié de sa ferme, mène une existence de misère avec ses fils Cane, cob et Chimney, à qui il promet le paradis en échange de leur labeur. A sa mort, inspirés par le héro d'un roman à quatre sous, les trois frères enfourchent leurs chevaux et décident de troquer leur condition d'ouvriers agricoles contre celle de braqueurs de banques. Mais rien ne se passe comme prévu et ils se retrouvent avec toute la région lancée à leurs trousses. Et si la belle vie à laquelle ils inspiraient tant se révélait pire que l'enfer auquel ils viennent d'échapper ? ...
"La succession" de Jean-Paul Dubois
Paul Katrakilis vit à Miami depuis quelques années. Jamais il n’a connu un tel bonheur. Pourtant, il se sent toujours inadapté au monde. Même la cesta punta, ce sport dont la beauté le transporte et qu’il pratique en professionnel, ne parvient plus à chasserle poids qui pèse sur ses épaules. Quand le consulat de France l’appelle pour lui annoncer la mort de son père, il se décide enfin à affronter le souvenir d’une famille qu’il a tenté en vain de laisser derrière lui. Car les Katrakilis n’ont rien de banal: le grand-père, Spyridon, médecin de Staline, a fui autrefois l’URSS avec dans ses bagages une lamelle du cerveau du dictateur; le père, Adrian, médecin lui aussi, est un homme étrange, apparemment insensible; la mère, Anna, et son propre frère ont vécu comme mari et femme dans la grande maison commune. C’est toute une dynastie qui semble, d’une manière ou d’une autre, vouée passionnément à sa propre extinction. Paul doit maintenant rentrer en France pour vider la demeure. Lorsqu’il tombe sur deux carnets noirs tenus secrètement par son père, il comprend enfin quel sens donner à son héritage.
"Autisme" de Valério Romão
A travers le prisme de la fiction, Autisme dépeint sans concession le combat sans relâche d'un couple, Rogério et Marta pour leur fils Henrique atteint d'autisme. Il dresse un constat sans appel sur l'absence de structures adaptées, le manque d'accompagnement, la solitude et le désarroi des parents. Fruit d'une expérience personnelle, Autisme est à la fois le récit de cette lutte quotidienne qui envahit peu à peu toute la vie des parents et une réflexion poignante, universelle, sur la parentalité la transmission et le couple. En allant chercher son petit-fils Henrique à l'école, Abílio son grand-père apprend qu'il s'est fait renverser par une voiture et qu'il se trouve aux urgences. Rogério et Marta, ses parents, attendent désespérément des nouvelles dans le hall. Autisme est le récit de cette attente hallucinée dans l'univers clos des urgences, entrecoupé de scènes - souvent au vitriol - de la vie quotidienne.
"Le pactole" de Cynthia d'Aprix Sweeney
Dispersée dans New York, la fratrie Plumb préfère s'éviter.
Jack, antiquaire endetté, rêve d'offrir à son conjoint un peu de tranquillité. Auteur d'un unique best-seller, l'ex-" Glitterary Girl " Beatrice rêve, elle, de retrouver l'inspiration. Quant à Melody, dont le mari peine à solder le prêt de leur maison, elle rêve d'un avenir luxueux pour ses jumelles adorées.
À vrai dire, ils n'ont pas grand-chose en commun. Excepté " Le Pactole ", une fortune léguée par leur père qui doit leur revenir aux quarante ans de Melody, dans cinq mois...
C'était sans compter l'accident de Leo, l'aîné, golden boy déchu : pour couvrir le scandale, les fonds ont été dilapidés, fauchant ainsi tous les espoirs.
Mais qu'attendre de l'égocentrique Leo ? Et de ces retrouvailles forcées ? Sinon une fiévreuse partie de poker menteur qui, en révélant les failles de chacun, va balayer les certitudes, et bouleverser leurs vies...
"Le monde est mon langage" d'Alain Mabanckou
Né au Congo, partageant son temps entre la Californie où il enseigne comme professeur de littérature à UCLA (University of California – Los Angeles), Paris où il a fini ses études, et le monde qu’il parcourt pour présenter ses livres, Alain Mabanckou est un auteur en langue française pour qui sa langue n’est pas enfermée dans le carré français. Loin de là, elle est parlée dans le monde entier par les gens les plus passionnants et les plus inattendus.
Le monde est mon langage est le tour du monde de la pensée et des émotions telles que la langue française les véhicule, par les gens les plus divers, célèbres ou inconnus, adolescents ou vieillards, Haïtiens ou Français. Alain Mabanckou les a rencontrés et nous les raconte, en une suite de portraits admiratifs et aimants. JMG Le Clézio ou un inconnu de la Nouvelle Orléans, Sony Labou Tansi qui, au Congo, écrivait dans des cahiers à spirales devant deux posters du Che Guevara, bien d’autres encore.
Ils ont ces mots en partage et ils les partagent. Leur langage est notre monde.
ROMANS POLICIERS
"Stasi child" de David Young
Berlin-Est, 1975. Sa loyauté envers le régime a toujours été totale. Dépêchée près du Mur pour examiner le corps d'une adolescente abattue par balle, le lieutenant Karin Müller ne pense qu'à remplir son devoir. Au premier abord, tout ressemble à un fait tristement ordinaire : la jeune victime a tenté de fuir vers l'Ouest, dans l'espoir de trouver un avenir meilleur de l'autre côté du Mur. Sauf que les empreintes dans la neige racontent une tout autre histoire. A l'image de ces traces de pneus, appartenant à une voiture en provenance de la plus haute direction du pays. Pourquoi la victime essayait-elle de rejoindre à tout prix la partie est du pays ? Et que se passe-t-il vraiment dans cet institut de redressement pour jeunes d'où elle venait de sortir ? Malgré les ordres de ses supérieurs qui cherchent à étouffer l'affaire, la policière poursuit ses recherches. Mais parfois, rien n'est plus dangereux que de poser des questions.
"Guérilla" de Laurent Obertone
La guerre civile était inévitable.
Vivez l'Apocalypse des trois derniers jours de la France.
Dans une France proche et obscure, une descente de police dans une cité sensible tourne au drame : un policier pris dans un guet-apens perd son sang-froid et tire aveuglément. La cité s'embrase et tout le pays vacille. De villes en villes, le feu se propage et la République explose. Forces de l'ordre, voyous, terroristes, responsables, journalistes, citoyens, tous sont submergés par le raz-de-marée du chaos.
"Le motel du voyeur" une enquête de Gay Talese
Le 7 janvier 1980, Gay Tales reçoit à son domicile new-yorkais une lettre anonyme en provenance du Colorado, débutant ainsi : "je crois être en possession d'informations importantes qui pourraient vous être utiles.". Gerald Foos, confesse dans cette missive un secret glaçant : voyeur, il a acquis un motel à Denver dans l'unique but de le transformer en "laboratoire d'observation". Avec l'aide de son épouse, il a découpé dans le plafond l'une douzaine de chambres des orifices rectangulaires masqués avec de fausses cilles d'aération pour voir sans être vu. Il a ainsi épié sa clientèle pendant plusieurs décennies, annotant ans le moindre détail ce qu'il observait et entendait - sans jamais être découvert. A la lecture d'un tel aveu, Gay Talese a décide de rencontrer l'homme. Au travers des notes et des carnets du voyeur, matériau incroyable découpé, commenté et reproduit en partie dans l'ouvrage, l'écrivain va percer peu à peu les mystères du Manor House Motel. Le plus troublant 'entre eux : un meurtre non résolu, digne d'une scène de psychose, auquel le voyeur assisterait, impuissant. Le voyeur exige l'anonymat ; l'écrivain, soucieux de toujours livrer les véritables identités de ses personnages, s'en tient aux prémices de son enquête. Trente-cinq ans plus tard, Gerald Foos se décide à rendre publique sa machination et Gay Talese peut enfin publier ce livre dérangeant et fascinant.
"La fille dans le brouillard" de Donato Carrisi
Une jeune femme est enlevée dans un paisible petit village des Alpes. Le coupable est introuvable, et voilà que la star des commissaires de police, Vogel, est envoyé sur place. De tous les plateaux télé, il ne se déplace jamais sans sa horde de caméras et de flashs. Sur place, cependant, il comprend vite qu il ne parviendra pas à résoudre l'affaire, et pour ne pas perdre la face aux yeux du public qui suit chacun de ses faits et gestes, il décide de créer son coupable idéal et accuse, grâce à des preuves falsifiées, le plus innocent des habitants du village : le professeur d'école adoré de tous. L'homme perd tout du jour au lendemain (métier, femme et enfants, honneur), mais de sa cellule, il prépare minutieusement sa revanche, et la chute médiatique de Vogel.
"En douce" de Marin Ledun
Sud de la France. Un homme est enfermé dans un hangar isolé. Après l'avoir séduit, sa geôlière, Émilie, lui tire une balle à bout portant. Il peut hurler, elle vit dans son chenil, au milieu de nulle part. Elle lui apprend que cinq ans plus tôt, alors jeune infirmière, elle a été victime d'un chauffard. L'accident lui a coûté une jambe. Le destin s'acharne. La colère d’Émilie devient aussi puissante que sa soif de vengeance. En douce est un roman dévastateur, où l'injustice se heurte à la force de vie d'une héroïne lumineuse.
"Un tueur" de Frédéric Dard
Un tueur raconte à la première personne du singulier l'épopée sanglante d'un criminel sans envergure devenu tueur. Un tueur élégant comme on n'en fait plus, ne succombant à rien si ce n'est au charme vénéneux des femmes et qui, les yeux voilés de rouge et la mort dans la peau, finit par attendrir sa proie à commencer par nous, lecteurs. Kaput, c'est l'odyssée de ce tueur vers la pente fatale du crime. C'est aussi une pièce majeure sur le chemin de Frédéric Dard vers la reconnaissance littéraire et populaire qui est la sienne aujourd'hui. Qualifiés de " mémoires du désespoir " par son auteur à l'époque de leur publication dans les années 1950, les textes originaux des Kaput sont désormais réunis dans ce livre sous le titre Un tueur.
'L'opossum rose" de Federico Axat
Désespéré, Ted McKay est sur le point de se tirer une balle dans le crâne lorsque, le destin s’en mêlant, un inconnu sonne à sa porte. Et insiste. Ted s’apprête à aller ouvrir quand il aperçoit sur son bureau, et écrit de sa propre main, un mot on ne peut plus explicite : Ouvre. C’est ta dernière chance. Sauf qu’il ne se rappelle absolument pas avoir écrit ce mot. Intrigué, il ouvre à l’inconnu, un certain Justin Lynch. Et se voit proposer un marché séduisant qui permettrait d’épargner un
peu sa femme et ses filles : on lui offre de maquiller son suicide en meurtre. Mais qui est vraiment ce Lynch ? Et quelles sont ses conditions ?
"Les ravagé(e)s" de Louise Mey
Andréa est une silhouette chancelante après un énième samedi soir alcoolisé. Ses amies ont prolongé la fête, les taxis ont déserté la place, le vide a empli l'espace et on a qu'une envie, ici et maintenant : faire passer le temps plus vite. Mais pas le choix. Il s'agit d'être pragmatique : mettre un pied devant l'autre, entendre le bruit de ses pas en triple exemplaire et trouver ça normal, fixer la lumière, un point de civilisation. Ne pas tomber. Pourtant, cette nuit-là ne ressemble pas aux autres. La tête collée au bitume, dans l'urine et la poussière, Andréa a mal.
Alex est flic et mère célibataire. Elle officie aux crimes et délits sexuels d'un commissariat du nord de Paris. Chaque jour, elle voit défiler les plaintes pour viol, harcèlement, atteinte à la pudeur. L'ambiance est à l'anesthésie générale et il faut parfois lutter pour continuer à compatir. Ses parades pour éviter de sombrer : la bière, sa fille et les statistiques.
Sauf quand deux affaires viennent perturber la donne.
"Runner" de Patrick Lee
Tout ce dont elle se souvient,c'est qu'elle ne doit pas s'arrêter de courir...Une fillette terrorisée, traquée par des hommes armés aux moyens considérables.Un ex-agent des forces spéciales à la dérive.Deux êtres traumatisés qui n'auraient jamais dû se rencontrer, propulsés dans une course-poursuite infernale dont les enjeux les dépassent. Entre Le Fugitif et Charlie de Stephen King, un thriller qui laisse le lecteur pantelant.
"Sphinx" de Christian Jacq
Ils sont neuf. Neuf représentants d'une confrérie mystérieuse dénommée Sphinx. Neuf détenteurs des secrets de la vie, disséminés à travers le monde. Neuf condamnés à mort par les nouveaux maîtres de la technologie, adeptes de l'argent-roi, dont l'objectif fait froid dans le dos : la prise de contrôle définitive du cerveau humain par les machines. Depuis New York ces derniers ont engagé une traque implacable pour éliminer, un à un, les membres de Sphinx. C'est compter sans la détermination d'un journaliste écossais, Bruce Reuchlin, redoutable enquêteur, prêt à prendre tous les risques pour déjouer leur plan diabolique.
"La montagne rouge" d'Olivier Truc
Enclos de la Montagne rouge, sud de la Laponie. Sous une pluie torrentielle, les éleveurs procèdent à l'abattage annuel de leurs rennes. Mais dans la boue, on retrouve des ossements humains. Oui est ce mort dont la tête a disparu ? Son âge va le mettre au centre d'un procès exceptionnel qui oppose forestiers suédois et éleveurs lapons à la Cour suprême de Stockholm : à qui appartiennent les terres ? A ceux qui ont les papiers ou à ceux qui peuvent prouver leur présence originelle ? Klemet et Nina, de la police des rennes, sont chargés de l'enquête. Ils découvrent une mystérieuse vague de disparition d'ossements et de vestiges sami. Ils croisent des archéologues aux agendas obscurs, mais aussi Petrus, le chef Sami à la poursuite des rêves de son père dans les forêts primaires de la Laponie, Bertil l'antiquaire, Justina l'octogénaire et son groupe de marche nordique et de bilbingo. Les sombres secrets d'une Suède fascinée par l'anthropologie raciale sont distillés sur fond de paysages grandioses et désolés, par des personnages de plus en plus complexes.
"Le cri" de Nicolas Beuglet
Hôpital psychiatrique de Gaustad, Oslo. À l'aube d'une nuit glaciale, le corps d'un patient est retrouvé étranglé dans sa cellule, la bouche ouverte dans un hurlement muet. Dépêchée sur place, la troublante inspectrice Sarah Geringën le sent aussitôt : cette affaire ne ressemble à aucune autre...
"La mort nomade" de Ian Manook
Usé par des années de lutte stérile contre le crime, l incorruptible commissaire Yeruldelgger a quitté la police d Oulan-Bator. Plantant sa yourte dans les immensités du désert de Gobi, il a décidé de renouer avec les traditions de ses ancêtres. Mais sa retraite sera de courte durée. Deux étranges cavalières vont le plonger bien malgré lui dans une aventure sanglante qui les dépasse tous. Éventrée par les pelleteuses des multinationales, spoliée par les affairistes, ruinée par la corruption, la Mongolie des nomades et des chamanes semble avoir vendu son âme au diable !
Des steppes arides au cœur de Manhattan, du Canada à l Australie, Manook fait souffler sur le polar un vent plus noir et plus sauvage que jamais.
"Il était une fois l'inspecteur Chen," de Qiu Xiaolong
Chen Cao a grandi au temps des dénonciations de masse et des excuses publiques : "Honte aux intellectuels bourgeois !","le suis pourri du cœur aux orteils, je mérite des milliers de morts !" Il a vu son père accusé, sa famille humiliée. Des années plus tard, lorsque l’État lui assigne un poste subalterne dans un commissariat de la ville, un drame fait écho à ce passé de fils de "monstre noir". Fu, un commerçant de la Cité de la Poussière Rouge, spolié sous Mao puis réhabilité et grassement indemnisé, est retrouvé assassiné... Une affaire qui marquera les premiers pas sur le terrain d'un poète de cœur devenu flic par hasard. Pour ce dixième volet des aventures de l'incorruptible Chen, Qiu Xiaolong dévoile la jeunesse de son personnage fétiche, sa toute première enquête et les heures les plus sombres de la Révolution culturelle, il y a cinquante ans. Il signe ici son roman le plus personnel.
"Tels des loups affamés" de Ian Rankin
Décidément John Rebus n'est pas fait pour la retraite. Il ne s'intéresse ni aux vacances, ni au bricolage ; être policier, c'est toute sa vie. Alors quand l'inspectrice Siobhan Clarke fait appel à lui, Rebus saute sur l'occasion d'être à nouveau en première ligne.
Son plus vieil ennemi, Big Ger Caffety, a reçu une lettre de menaces et échappé à une tentative de meurtre. Il se trouve que la lettre est identique à celle découverte près du corps d'un juge célèbre, Lord Minton, retrouvé étranglé chez lui le même jour. Profitant de sa relation privilégiée avec Caffety, le caïd d'Édimbourg, et de ses contacts parmi les patrons du crime organisé concurrents, Rebus cherche le lien entre ces deux hommes ainsi qu'une troisième victime, un récent gagnant de la loterie.
Entretemps, Malcolm Fox, du service des Plaintes, a rejoint une opération secrète surveillant une famille de criminels de Glasgow. Leur arrivée à Édimbourg va déstabiliser les rapports de force existants et rendre l'enquête de Rebus encore plus compliquée.
L'homme est un loup pour l'homme, en ville comme dans la nature, et Rebus, Clarke et Fox vont tout mettre en œuvre pour arrêter ce tueur qui les menace tous.
"La prunelle de ses yeux" d'Ingrid Desjours
Il est aveugle. Elle est ses yeux. Elle pense le guider vers la lumière. Il va l'entraîner dans ses ténèbres. Gabriel a tout perdu en une nuit. Son fils de dix-sept ans, sauvagement assassiné. Ses yeux. Sa vie... Les années ont passé et l'aveugle n'a pas renoncé à recouvrer la vue. Encore moins à faire la lumière sur la mort de son enfant.
Quand un nouvel élément le met enfin sur la piste du meurtrier, c'est une évidence : il fera justice lui-même. Mais pour entreprendre ce long et éprouvant voyage, Gabriel a besoin de trouver un guide. Il recrute alors Maya, une jeune femme solitaire et mélancolique, sans lui avouer ses véritables intentions...
La cécité de conversion est une pathologie aussi méconnue qu'effrayante : suite à un profond traumatisme psychologique, vous êtes aveugle. C'est ce qui est arrivé au personnage principal de ce roman.
"La souris qui avait mangé les chats" de Stéphanie Gardès
Eléa Elbow, agent de la CIA a échappé au contrôle d'une cellule quasi officieuse de l'Agence, qui a fait d'elle un agent de haut vol, une tueuse d’État. Elle a néanmoins fait le choix de garder ses talents au service de son pays et d'un idéal patriotique. Mais lassée de cette vie, elle aspire à remiser ses armes et à la rédemption. Ses projets vont être mis à mal par la mise à prix de sa tête par un inconnu. Qui veut sa peau et pourquoi ? C'est ce qu'elle devra découvrir pour vivre la vie normale à laquelle elle aspire.
"Le cinquième évangile" de Ian Caldwell
2004, le pontificat de Jean-Paul II touche à sa fin. A quelques jours de l'ouverture d'une importante exposition, dans les musées du Vatican, consacrée au saint suaire et au Diatessaron, le premier écrit réunissant les quatre Évangiles, son conservateur, Ugo Nogara, est abattu. Le même soir, l'appartement d'Alex Andreou, un jeune prêtre de l’Église d'Orient qui a aidé Ugo à interpréter les textes sacrés, est mis à sac. Son frère aîné, Simon, prêtre catholique romain et membre de la secrétairerie d’État du Saint-Siège, présent sur les lieux au moment du crime, se mure dans un silence incompréhensible avant d'être inculpé du meurtre par un tribunal ecclésiastique. Tandis qu'il cherche à savoir qui se cache derrière ce procès, qui a tué le conservateur et pourquoi son frère a choisi de ne pas se défendre, Alex se retrouve propulsé dans une sombre machination en plein coeur du Vatican. Il découvre alors qu'Ugo s'apprêtait à faire une révélation retentissante sur la relique la plus fascinante et la plus contestée de la chrétienté : le suaire de Turin.
"L'affaire Léon Sadorski" de Romain Slocombe
Avril 1942. Au sortir d'un hiver rigoureux, Paris prend des airs de fête malgré les tracas de l'Occupation. Pétainiste et antisémite, l'inspecteur Léon Sadorski est un flic modèle doublé d'un mari attentionné. Il fait très correctement son travail à la 3e section des Renseignements généraux, contrôle et arrête les Juifs pour les expédier à Drancy. De temps en temps, il lui arrive de donner un coup de main aux Brigades spéciales, d'intervenir contre les " terroristes ".
Mais Sadorski est brusquement arrêté par la Gestapo et transféré à Berlin, où on le jette en prison. Le but des Allemands est d'en faire leur informateur au sein de la préfecture de police... De retour à Paris, il reçoit l'ordre de retrouver son ancienne maîtresse, Thérèse Gerst, mystérieuse agent double que la Gestapo soupçonne d'appartenir à un réseau antinazi.
ROMANS FANTASTIQUE ET SCIENCE FICTION
"Jesus Vidéo (tome 1)" d'Andreas Eschbach
Non loin de Jérusalem, dans une tombe inviolée depuis deux mille ans, une mission d'archéologie exhume le manuel d'utilisation d'une caméra vidéo dont la sortie sur le marché est prévue... dans trois ans. Un homme muni d'un caméscope aurait-il visité la Palestine du Ier siècle ? Si oui, que sont devenus l'appareil et les enregistrements ? Et, surtout, qu'a-t-on, qui a-t-on filmé ? S'agit-il de la plus redoutable découverte archéologique de tous les temps ou d'un canular de génie ? En terre de Palestine et d'Israël, sur fond d'expertises scientifiques, de négociations acharnées et de sectes obscurantistes, s'engage une course effrénée où s'affrontent chercheurs, médias avides de sensationnel et services spéciaux du Vatican. Tandis que trois jeunes gens téméraires poursuivent leur quête parallèle et s'approchent pas à pas de révélations que tous ne jugent pas bon de rendre publiques. Ne feront-elles pas vaciller les fondements mêmes de la culture occidentale ?
"L'affaire Jésus (tome 2)"
Quelle conscience torturée habite l’adolescent nourri depuis son enfance aux dogmes d’intégristes hallucinés ? Demandez à Michael Barron, le fils d’un multimilliardaire américain fervent soutien des organisations évangéliques les plus radicales.
Son père Samuel s’est emparé de la mystérieuse vidéo où apparaîtrait Jésus au premier siècle de notre ère, témoignage qu’un voyage dans le temps a bel et bien eu lieu. Mais ce n’est pour Samuel Barron qu’une étape dans une entreprise colossale mûrie de longue date et dont le but n’est rien moins que de se faire l’instrument du Tout-Puissant et de hâter l’accomplissement de la prophétie.
Voici l’histoire de Michael et de ceux qui vont croiser son périple à travers les boucles du temps.
"Prince Lestat - Chroniques des vampipres" d'Anne Rice
Le monde des vampires est en crise. À travers la planète, une voix résonne dans l'esprit des plus anciens. À qui appartient-elle et quelles sont ses véritables intentions ? Puissante et séductrice, la Voix les tire de leur sommeil et parvient à les asservir pour qu'ils exterminent les novices. Tout espoir semble perdu quand la grande Maharet, troublée et impuissante, s'isole du reste du monde avec sa jumelle Mekare, la porteuse du Noyau sacré, l'origine de tous les Buveurs de sang.
Un seul être, dont tous connaissent le nom, paraît de nouveau pouvoir guider les Enfants de la Nuit dans cette obscurité. L'éblouissant rebelle sans foi ni loi, l'enfant terrible, le prince insolent : Lestat.
"Le bazar des mauvais rêves" de Stephen King
Un homme qui revit sans cesse sa vie (et ses erreurs), un journaliste qui provoque la mort de ceux dont il prépare la nécrologie, une voiture qui dévore les badauds... Vingt nouvelles pour la plupart inédites, précédées chacune d'une introduction du maître sur les coulisses de leur écriture.
"Watership down" de Richard Adams*
C'est parfois dans les collines verdoyantes et idylliques que se terrent les plus terrifiantes menaces. C'est là aussi que va se dérouler cette vibrante épopée de courage, de loyauté et de survie. Menés par le valeureux Hazel, une poignée de braves choisit de fuir l'inéluctable destruction de leur foyer. Prémonitions, ruses, légendes vont aider ces héros face à mille ennemis et les guider jusqu'à leur terre promise, Watership Down. Mais l'aventure s'arrêtera-t-elle là ?
"Merfer" de China Miéville
La Merfer. Elle recouvre l’essentiel de ce monde, son réseau de rails dense, dont on ne connaît ni début, ni fin, dont nul ne sait l’origine, est la seule voie pour les hommes sur une terre devenue propriété d’un bestiaire terrible et fantastique, aux proportions démentes et à l’appétit vorace.
Parmi ces créatures, la plus formidable de toutes, la gigantesque taupe albinos : Jackie La Nargue. Et à ses trousses, le Mèdes, un train taupier mené par la capitaine Picbaie qui traque la bête telle une obsession depuis qu’elle a emporté son bras.
À ses côtés, le jeune orphelin Sham découvre l’univers de la chasse, fait d’excitation et de dangers, d’aventures et de drames. À l’image de ce train déraillé et du mystère qu’il contient, dont Sham va devenir le dépositaire inattendu.
Une trouvaille énigmatique qui le conduira dans la plus folle des expéditions, jusqu’au bout de la Merfer, là où vivent les anges !
AUTEURS LIMOUSINS
"Vengeances en Creuse" de Jacques Jung
Un paysan est retrouvé assassiné dans un bois. Lorsque l'inspecteur Castellon prend en charge le dossier, un suspect est déjà inculpé, c'est André Roure, un jeune Réunionnais. Le policier s interroge sur cette conclusion aussi rapide avec une culpabilité qui arrange tout le monde. L'enquête progressera de rebondissement en rebondissement dans un milieu hostile, peu ouvert à la confidence. Un retour dans la Creuse des années soixante qui hésite entre progrès et conservatisme. Les foires rythment la vie rurale, les réseaux publics d'eau potable ne desservent pas encore toute la population, les tracteurs et les diverses machines agricoles modernes apparaissent aux côtés des chevaux et des bœufs. Afin de réduire les effets de l'exode rural qui saigne les campagnes, les autorités font appel à des enfants originaires de l'île de la Réunion.
"Lux" de Maud Mayeras
C'est l'histoire d'un retour, d'une sentence et d'une vague qui monte à l'horizon.
2016. Antoine Harelde débarque à Ceduna, dans les terres arides du sud de l'Australie.
Vingt ans auparavant, il a passé un été dans cette petite ville perdue et, en l'espace de trois mois qui l'ont vu quitter l'adolescence, il a connu la joie, l'amitié, l'amour et l'horreur.
Aujourd'hui il est un homme. Il n'a pas oublié, il n'a rien pardonné.
Mais la justice prend d'étranges et inquiétantes couleurs à la lumière de l'apocalypse.
"Un rêve d'enfant" de Pierre Louty
"A ma naissance, Léonard, mon grand-père, plaça dans ma main droite son stylographe et Marguerite, ma marraine, murmura un vœu en langue limousine. A six ans, je parcourais vaillamment les quatre kilomètres qui séparaient la ferme de Leycurauriaux de l'école des Rouchilloux..."
"Couleurs Venise - La vie de Titien" de Michel Peyramaure
Raconter la vie de Tiziano Vecellio (v. 1488-1576), dit Titien, c'est faire revivre l'histoire d'un artiste aux dons exceptionnels, admiré de tous, qui s'est imposé comme l'une des figures majeures de la Renaissance, à l'égal de Michel-Ange et de Léonard de Vinci. Mais évoquer Titien, c'est aussi évoquer sa ville, Venise, à l'heure magique du Cinquecento. Venise dont il exalta la beauté et dont, tel un magicien, il parvint à révéler l'âme à travers la ferveur de ses tableaux religieux, l'expressivité de ses portraits ou la volupté de ses nus. C'est aux côtés de Vincenzo Bastiani, personnage fictif dont Michel Peyramaure fait à la fois le conseiller et le confident de Titien, que le lecteur est invité à naviguer dans les rues de la Sérénissime et à pénétrer dans l'atelier du Maître. Portrait d'un génie et de son temps, Couleurs Venise rend le plus beau des hommages à celui qui fut le prince des peintres et le peintre des princes.
"La statut engloutie" de Louis-Olivier Vitté
Dans les années 70, entre Auvergne et Limousin, sur les rives d’un lac artificiel alimenté par la Dordogne, se font face les Chastagnol et les Fontcroze, deux familles terriennes qu’opposent depuis des générations d’obscures querelles de voisinage.
Quand le fi ls Chastagnol noue une idylle avec la fi lle Fontcroze, on se met à espérer une réconciliation. Mais la rivalité se réveille à propos d’une chapelle dédiée à sainte Madeleine. L’affaire paraît oiseuse puisque l’édifice a été englouti lors de la mise en eau du lac plus de trente ans auparavant. Or il apparaît que celle des deux familles qui pourra présenter, devant notaire, la statue de sainte Madeleine qu’abritait la chapelle héritera de l’immense domaine d’une congrégation religieuse. La statue a disparu. Chacune des deux familles se lance dans une quête éperdue où tous les coups sont permis...
"Les petites étoiles des glaciers" de Pascal Anglès
1897 : Pour échapper à une cruelle destinée, Emile et Firmin Armand ont mis le cap sur le Mexique. Seul Edouard est resté au pays. Mais l'appel de l'eldorado est plus fort que l'amour filial, et, la mort dans l'âme, lui aussi se résout à quitter les siens. Les frères Armand appartiennent à ce peuple incroyable de migrants qui deviendront de riches industriels dans le textile. Cette prodigieuse ascension sociale sera source de gloire, mais ils demeureront écartelés à jamais entre la fierté de réussir ailleurs et le rêve de retrouver leurs racines. Pour comble, ils ne savent rien de leur origine, même si Hortense, leur vieille mère, s'est résignée à faire passer à l'aîné un des deux edelweiss en souvenir de la nuit de sa naissance. Mais à qui revient l'autre ? Le choix de l'exil tourmentera à jamais la vie de ces trois hommes qui entendaient sauver leur famille de la misère et qui au final enterreront leur père sans l'avoir revu. L'amour d'une mère ne vaut-il pas tout l'or du Mexique ?
"Dans la paix des saisons" de Christian Signol
Surmonter les séquelles d'une grave maladie, changer le cap de sa vie. A sa sortie de l'hôpital, Mathieu n'a qu'une idée en tête : quitter Paris, se réfugier dans le Quercy auprès de ses grands-parents qui l'ont élevé jusqu'à l'âge de douze ans. Rien n'a changé dans la petite maison à deux pas de la rivière où Paul et Louise luttent, chacun à sa façon, contre la marche d'un siècle qui les rejette. Le vieux maréchal-ferrant continue de forger des fers que personne n'achètera. L'ancienne sage-femme, qui a dû renoncer à exercer, s'est plongée dans la médecine des plantes. Porté par leur humanité généreuse, leur énergie farouche, leur obstination à être heureux malgré tout, Mathieu retrouve petit à petit la force, le courage et l'apaisement qu'il était venu chercher au pays de son enfance. L'amour et la sagesse de ces êtres qui lui sont chers vont lui permettre d'entrevoir la promesse d'une existence différente, plus féconde, d'un bonheur qu'il croyait à jamais perdu.
"Les larmes de la pinède" de Jean-Paul Malaval
Tandis que son père agonise lentement, Hector Marinzacq prend les rênes de la pinède familiale : deux cents hectares de pins exploités pour leur résine. Hector a des rêves de grandeur. Il essuie un humiliant revers quand Josée Fortegui, propriétaire d’une pinada voisine, repousse sa demande en mariage. Non contente de le priver d’une substantielle extension de son domaine, la jeune veuve s’oppose à lui et aux autres propriétaires en refusant de revoir à la baisse la rétribution des gemmeurs, les ouvriers qui récoltent la résine. Alors qu’une conspiration se trame dans l’ombre pour ramener Josée Fortegui à la raison, Hector voudrait pouvoir rassembler autour de lui le clan familial. Mais son frère cadet, Taurence, déshonore leur nom auprès d’une courtisane et sa sœur Aurélia pactise avec son plus vieil ennemi. Parmi les gemmeurs, la révolte couve. Il suffirait d’une étincelle pour que la pinède landaise s’embrase, emportant les uns et les autres dans un ouragan de haine et de violence.
"Une douce soirée d'août" de Pierre Rétier
Marie Fontan est une romancière à succès. Célibataire, elle vit à Paris avec sa fille, une jeune comédienne qui promet beaucoup. Elles mènent une existence de petites bourgeoises, ne manquant de rien, et fréquentant les milieux artistiques et littéraires de la capitale. Si Marie, encore belle femme, a renoncé aux aventures sentimentales, Emmanuelle entretient une relation suivie avec François Deschartre, un talentueux journaliste renommé. Alors que rien ni personne ne semble en mesure de venir perturber le quotidien des deux femmes, un événement va interroger Emmanuelle quant au passé de sa mère. En effet, alors qu'elles sont installées à la terrasse d'un café du quartier Latin, la présence d'un individu va déclencher chez Marie un malaise tel qu'elle devra rester alitée durant plusieurs jours.
BIOGRAPHIES
"Sur les chemins noirs" de Sylvain Tesson
Avec cette traversée à pied de la France réalisée entre août et novembre 2015, Sylvain Tesson part à la rencontre d'un pays sauvage, bizarre et méconnu. C'est aussi l'occasion d'une reconquête intérieure après le terrible accident qui a failli lui coûter la vie en août 2014. Le voici donc en route, par les petits chemins que plus personne n'emprunte, en route vers ces vastes territoires non connectés, qui ont miraculeusement échappé aux assauts de l'urbanisme et de la technologie.
"Le vieux saltimbanque" par Jim Harrison
Souvenirs d'enfance, mariage, amours et amitiés, pulsions sexuelles et pulsions de vie passées au crible du grand âge, célébration des plaisirs de la table, alcools et paradis artificiels, Jim Harrison revient sur les épisodes les plus saillants de sa vie.
Véritable testament littéraire d'un artiste qui sent la fin approcher, Le Vieux Saltimbanque est à l'image de Big Jim, plus libre et provocateur que jamais, plus touchant aussi, en marge de toutes les conventions.
"Satisfaction - Comment j'ai survécu à 40 années avec les Rolling Stones" par Dominique Lamblin & François Salaün
Aujourd’hui, Dominic veut raconter de manière bienveillante cette époque et ses souvenirs avec ces grands artistes qui apparaissent sous un angle nouveau dans leur intimité.
"Le tunnel aux pigeons" de John le Carré
Depuis ses années de service dans le renseignement britannique pendant la Guerre froide jusqu'à une carrière d'écrivain qui l'emmena du Cambodge en guerre à Beyrouth après l'invasion israélienne de 1982, en passant par la Russie avant et après la chute du mur de Berlin, John le Carré s'est toujours placé au coeur de notre histoire contemporaine. Dans ce livre de mémoires inédits, il relate d'une plume aussi incisive que drolatique et avec la subtilité morale qui caractérise ses romans les événements dont il fut le témoin. Qu'il décrive le perroquet d'un hôtel de Beyrouth imitant à la perfection le crépitement des mitraillettes ou les premières notes de la Cinquième de Beethoven, sa découverte des charniers du génocide rwandais, son réveillon du Nouvel An 1982 avec Yasser Arafat, la sagesse du génial physicien Andreï Sakharov, sa rencontre avec deux anciens chefs du KGB ou avec l'humanitaire française qui lui inspira l'héroïne de La Constance du jardinier, son regard est souvent caustique, toujours pénétrant. Mais surtout John le Carré nous dévoile son parcours d'écrivain sur plus de six décennies et sa quête infatigable de l'étincelle humaine qui a insufflé tant de vie et de cœur à ses personnages.
"Là où le soleil disparaît" de Corneille
Pour la première fois, le chanteur Corneille revient sur le génocide rwandais, le miracle de sa survie, son espoir infaillible, ses rêves, l'immense succès qui a été le sien, mais aussi ce long recul, ces dernières années, qui lui a été indispensable pour renouer avec son histoire et ses racines.
"Born to run" Bruce Springsteen
En 2009, Bruce Springsteen et le E Street Band jouent à la mi-temps du Super Bowl. L'expérience est tellement grisante que Bruce décide d'écrire à ce sujet. C'est ainsi qu a commencé cette extraordinaire autobiographie.
Au cours des sept années écoulées, Bruce Springsteen s'est, en secret, consacré à l'écriture de l'histoire de sa vie, apportant à ces pages l'honnêteté, l'humour et l'originalité qu'on retrouve dans ses chansons.
Il décrit son enfance, dans l'atmosphère catholique de Freehold, New Jersey, la poésie, le danger et les forces sombres qui alimentaient son imagination, jusqu'au moment qu'il appelle Le Big Bang : la première fois qu'Elvis Presley passe à la télévision, au Ed Sullivan Show. Il raconte d'une manière saisissante l'énergie implacable qu'il a déployée pour devenir musicien, ses débuts dans des groupes de bar à Asbury Park et la naissance du E Street Band. Avec une sincérité désarmante, il raconte aussi pour la première fois les luttes personnelles qui ont inspiré le meilleur de son uvre et nous montre que la chanson Born to Run révèle bien plus que ce qu on croyait.
"Ma part de gaulois" de Magyd Cherfi
Printemps 1981, dans une cité d'un "quartier" de Toulouse, un rebeu atypique qui s'idéalise en poète de la racaille escalade une montagne nommée "baccalauréat" : du jamais vu chez les Sarrasins. Sur la ligne incertaine et dangereuse d'une insaisissable identité, le parolier-chanteur de Zebda raconte une adolescence entre chausse-trape et croc en jambes, dans une autofiction pleine d'énergie et de gravité, d'amertume ou de colère, de jubilation et d'autodérision.
"Chroniques - Volume 1" de Bob Dylan
Bob Dylan replonge avec délices dans le Village de 1961, quand, jeune homme introverti, il découvrait Manhattan. Pour le chanteur folk débutant né dans le Midwest, New York est la ville de tous les possibles, de toutes les passions : nuits blanches enfumées, découvertes littéraires, amours fugaces, amitiés indestructibles. Les souvenirs de l'enfance reviennent ici comme autant d'illuminations, composant l'histoire d'un musicien de génie qui aspirait à la gloire mais ne la supportait pas. Le premier volume d'une autobiographie en roue libre qui devrait comporter trois volets.
ROMANS EN CD
"Le temps est assassin" de Michel Bussi
Eté 1989. La Corse, presqu’île de la Revellata, entre mer et montagne. Une route en corniche, un ravin de vingt mètres, une voiture qui roule trop vite... et bascule dans le vide. Une seule survivante : Clotilde, quinze ans. Ses parents et son frère sont morts sous ses yeux.
Été 2016. Clotilde revient pour la première fois sur les lieux de l’accident, avec son mari et sa fille ado, en vacances, pour exorciser le passé. À l’endroit même où elle a passé son dernier été avec ses parents, elle reçoit une lettre. Une lettre signée de sa mère. Vivante ?
"Ceux qui vont mourir te saluent" de Fred Vargas
Claude, Tibère, Néron, les trois étudiants, les trois « empereurs » promènent leur
nonchalance inquiète dans les rues de Rome.
Des dessins de Michel-Ange ont été volés à la Bibliothèque du Vatican !
Henri Valhubert, le grand expert d’art parisien – et père de Claude – est assassiné
un soir de fête devant le palais Farnèse.
Que faisait-il dans la capitale italienne, et comment a-t-il pu boire de la ciguë ?
"Le coma des mortels" de Maxime Chattam
Pierre, trentenaire, a décidé de tout quitter (boulot, famille, amis…) et de recommencer une toute nouvelle vie ailleurs, tel un nouveau-né. Le voici donc installé dans sa nouvelle existence, trouvant un nouveau travail, nouant de nouveaux contacts amicaux et de nouvelles relations amoureuses. Mais quand chacune des personnes l’ayant approché de près ou de loin trouve la mort tour à tour, parfois assassinée dans des conditions atroces, certaines questions se posent. Qui est vraiment Pierre ? Pourquoi tous ces morts dans son sillage ? Subit-il une malédiction, traînant cela tel un boulet macabre derrière lui ? Une personne lui en veut-elle au point de tuer son entourage ou est-il lui-même un assassin ?
"Le dompteur de lions" de Camilla Läckberg
Fjällbacka en janvier. Une fille à demi nue surgie de la forêt est
percutée par une voiture. Il s’agit de Victoria, portée disparue depuis
quatre mois dont le corps présente des blessures atroces : orbites
vides, langue coupée et tympans percés. Patrik Hedström - en charge de
l’enquête - établit vite le lien entre elle et d’autres disparitions de
fillettes depuis deux ans.
De son côté, Erica Falck se lance
dans son nouveau livre sur une vieille affaire concernant un dompteur de
lions assassiné par sa femme : violences domestiques, et disparitions
d’enfants… Ce qui n’est pas sans résonner pour Erica avec l’affaire sur
laquelle travaille son mari.
"Rever" de Franck Thilliez
Abigaël n’est pas comme tout le monde. Psychologue renommée, sollicitée
sur des affaires criminelles difficiles, elle souffre d’une narcolepsie
sévère qui la coupe non seulement du monde plusieurs fois par jour, mais
qui lui fait également confondre le rêve et la réalité. Alors, pour les
distinguer l’un de l’autre, elle a recours à la douleur en s’infligeant
de nombreuses blessures qui laissent des traces.
Comment Abigaël est-elle sortie indemne de l’accident qui lui a ravi son père et sa fille ? Quel secret cachait son père qui voulait tant partir deux jours en famille, alors qu’elle enquêtait sur une difficile affaire de disparitions depuis des mois ? Abigaël va devoir mener l’enquête la plus cruciale de sa vie : qui est la proie et qui est le prédateur ?
Comment Abigaël est-elle sortie indemne de l’accident qui lui a ravi son père et sa fille ? Quel secret cachait son père qui voulait tant partir deux jours en famille, alors qu’elle enquêtait sur une difficile affaire de disparitions depuis des mois ? Abigaël va devoir mener l’enquête la plus cruciale de sa vie : qui est la proie et qui est le prédateur ?
"Intimidation" d'Harlan Coben
Que sait-on de la personne qui partage notre vie ? Avocat sans
histoires, Adam tombe des nues lorsqu’un parfait inconnu lui annonce que
sa femme lui a menti sur un sujet crucial. Lorsqu’il la confronte,
Corinne se défile et, le lendemain, disparaît. Partagé entre inquiétude
et sentiment de trahison, Adam décide de tout faire pour trouver sa
femme… et la vérité.
ROMANS ADO
"Le fils de l'Ursari" de Xavier-Laurent Petit
Quand on est le fils d'un montreur d'ours, d'un Ursari comme on dit chez les Roms, on sait qu on ne reste jamais bien longtemps au même endroit. Harcelés par la police, chassés par des habitants, Ciprian et sa famille ont fini par relâcher leur ours et sont partis se réfugier à Paris où, paraît-il, il y a du travail et plein d'argent à gagner. À peine arrivés dans le bidonville, chacun se découvre un nouveau métier. Daddu, le montreur d'ours, devient ferrailleur, Maman et Vera sont mendiantes professionnelles, Dimetriu, le grand frère, est «emprunteur» de portefeuilles et Ciprian son apprenti. Un soir, Ciprian ne ramène rien de sa «journée de travail». C est qu'il a découvert le paradis, le jardin du Lusquenbour où il observe en cachette des joueurs de tchèquématte. Le garçon ne connaît rien aux échecs mais s'aperçoit vite qu il est capable de rejouer chaque partie dans sa tête. C est le début d'une nouvelle vie pour le fils de l'Ursari...
"Les pluies" de Vincent Villeminot
Kosh songea qu'il n'avait jamais vu les yeux de Lou dans le soleil.
C'était parce qu'il pleuvait depuis maintenant quatre mois. Une pluie serrée, violente, une pluie de mousson qui paraissait blanche la nuit dans les phares ou la lumière, et faisait un voile gris sur toutes choses, le jour, à plus de quelques mètres. Le phénomène, inexplicable, échappait à toute logique, à toute prévision, à tout modèle, à toute saison.
"Tu ne sais rien de l'amour" de Mikaël Ollivier
Malina et Nicolas s'aiment depuis leur tendre enfance. Et pour la mère de Nicolas, cet amour durera toujours... Mais en grandissant, les deux adolescents ont d'autres désirs. Que cachait cette détermination des adultes à les unir ? Nicolas va faire émerger un secret profondément enfoui.
"Addict" de Jeanne Ryan
Addict est un jeu qui diffuse sur Internet des défis filmés en direct. Vee, 17 ans, n'est pas sûre d'avoir le cran d'y participer. Mais les organisateurs connaissent ses désirs les plus secrets et finissent par la convaincre, avec des cadeaux qu'elle ne peut refuser... et un partenaire irrésistible.
Une fois en équipe avec le beau Ian, Vee ne peut qu'accepter le défi suivant, puis un autre, et encore un autre... D'autant que l'engouement des milliers de Voyeurs en ligne la pousse à dépasser ses limites et ses peurs.
Bientôt, le jeu prend un tournant plus que malsain : il devient dangereux, voire mortel. Mais comment décrocher quand on est pris dans l'engrenage ?


















































































































































